Archives du 04/01/2014

Retour aux battements

Le rythme pendulaire manifestait de nouveau son retour, ses battements jouaient une course silencieuse avec les trois aiguilles du réveil de la table de nuit.

Après les douze coups de minuit du 1er janvier, fatidiques mais non annoncés par une sirène lugubre, je regardais à nouveau le merveilleux film de Wim Wenders, Les Ailes du désir (avec son titre original : Der Himmel über Berlin !), dans lequel on aperçoit encore, en 1987, le mur de la séparation deux ans avant sa chute. Solweig Dommartin était toujours aussi étincelante, Bruno Ganz aussi énigmatique et Peter Falk sur la piste du coupable sûrement caché dans les nuages.

Le lendemain, je prenais quelques photos dans le quartier : la vie quotidienne ressemblait bien à un métronome (avec un maître hors normes) : mécanique, on le remontait, électronique, on lui mettait une pile – une sorte de chirurgie musicale.

Ainsi, le balancier nous balançait les jours à la figure, heureux ou tristes. Leur succession était inexorable et leur fin aussi (évidemment pour d’autres que nous), et les informations psalmodiaient périodiquement des « disparitions » pour lesquelles il ne semblait pas que l’on ait entrepris la moindre recherche.

Ce tic-tac ininterrompu était peut-être simplement une échographie amplifiée du cœur ?

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Retour10_DH(Les photos peuvent s’agrandir à tour de rôle.)

(Duke Ellington, Blue Is The Night)

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