Archives du 06/01/2014

Un œil ° ou deux °°

Les caméras à pellicule (avec œilleton entouré de tissu) ou les appareils photos argentiques nécessitent encore que l’on ferme un œil pour s’enfermer dans le viseur – un tunnel débouchant sur la réalité – et donc que l’on baisse la paupière sur l’autre, ce qui n’était apparemment pas indispensable pour John Ford, Howard Hawks, Fritz Lang, Nicholas Ray, André De Toth, Raoul Walsh (je dois peut-être en oublier parmi ceux d’Hollywood).

J’ai pensé à cette façon de viser (identique à la manière d’aligner la ligne de mire d’un fusil sur l’objectif) en voyant l’affiche qui trône dans la vitrine du magasin Potemkine à Paris, rue Beaurepaire (10e), vente et production de DVD.

Maintenant, nous fixons nos écrans numériques d’appareil photo ou de caméra des deux yeux (sauf si viseur électronique en plus), nous ne sommes plus enfermés comme dans une chambre noire avec le voile par-dessus la tête. Le paysage n’est plus canalisé mais ouvert de manière panoramique : l’écran s’inscrit naturellement dedans.

Ensuite, le 3 janvier, c’était le Marais et la rue François Miron (4e), avec sa boutique-paradis où l’on ne trouve pas de quenelles, et la nuit commençait à jouer sa maligne.

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Un oeil6_DH(Photos : cliquer pour agrandir.)

(Bach, Cello suite N°2)

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