Archives du 26/01/2014

Vous n’éteindrez pas la lumière !

Une fois les pubs avalées (ou connaître l’heure précise de début du film), Le Loup de Wall Street peut filer et dérouler son train d’enfer (3 heures), avec Martin Scorsese aux manettes, et Leonardo DiCaprio au firmament.

Une vision d’un monde (de notre monde) dantesque, où les paris, la démesure, la défonce, l’amour et l’humour dérisoires et déchaînés représentent le côté pile des faces de « brokers », où la finance – l’« ennemie » déclarée telle par un homme politique français toujours sur la brèche – est mise en scène (brillamment) dans l’univers du Dow Jones, à l’image du monstre hollywoodien lui-même, et écrase tout sur son passage avant que son premier sectateur et profiteur se voie pris dans la tempête puis laminé de manière « underground » à cause d’un simple fonctionnaire du FBI.

Le Loup de Wall Street : oser qualifier cet animal filmique d’ouragan-outan car on s’y frappe sur la poitrine en rythme et collectivement, avec champagne et filles à la clé, même si c’est finalement pour que le héros se meuve un soir au ras du sol, entraînant au cours de son ascension puis de sa reptation une formidable réflexion sur le capitalisme débondé (maquillé sous le nom de « libéralisme ») et ses crocs acérés.

Lumière 24.1.14_DH(Photo prise vendredi dernier dans une salle obscure à Paris. Cliquer pour agrandir.)

(Howlin’ Wolf, Moanin’ at Midnight)

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