Archives du 28/01/2014

Giorgio De Chirico sur le périph’

Leur limitation de vitesse à 70 km/h sur le périph’, c’est du pipeau, vu que l’on se traîne en voiture, la plupart du temps, comme des escargots (on en bave, à la longue).

Mais cela permet d’apprécier le paysage (par exemple en allant hier d’Antony à Gennevilliers) et de constater soudain que des installations artistiques sont agréablement disposées le long de l’absence de bande d’arrêt d’urgence : louable intention, celle d’élever le niveau esthétique des automobilistes, plutôt habitués aux pubs vulgaires pour des bagnoles ou des voyages en Turquie par avion en compagnie « low cost ».

Giorgio De Chirico – ou l’un de ses condisciples ? –  propose donc en ce moment une succession de tableaux sans aucune toile, uniquement les cadres, et chacun peut ainsi remplir (d’un coup d’œil) l’intérieur de ces « fenêtres » avec ce qu’il imagine : rues ou places désertes, cheminées, objets bizarres, femmes hiératiques ou au visage oblong, ombres menaçantes…

Gennevilliers1_DH

Il faut dire que Giogio De Chirico a plus d’un tour dans son sac, ce qui ne saurait être un fait rare.

Et s’il commandait aussi aux éléments, et même à la musique ?

Gennevilliers2_DH

Gennevilliers3_DH

Gennevilliers5_DH

Gennevilliers4_DH(Toutes les photos sont agrandissables d’un simple geste.)

(Duke Ellington, In a Sentimental Mood)

Tagué , , ,
%d blogueurs aiment cette page :