Archives du 05/04/2014

« Le Paris des turbulences » [2/2]

« Ceux qui se félicitent de voir aujourd’hui la ville si calme, engluée dans le continuum du temps bergsonien de la domination et de l’ennui, pourraient un jour se trouver bien étonnés. Mieux que toute autre, l’histoire de Paris rouge illustre la remarque de Benjamin que le temps des opprimés est par nature discontinu. Au cours des combats de juillet 1830, des témoins concordants et stupéfaits affirment qu’en plusieurs endroits de Paris les insurgés faisaient feu sur les horloges des monuments. »

Eric Hazan, L’Invention de Paris, Il n’y a pas de pas perdus (Éditions du Seuil, octobre 2002, Points, octobre 2004, N° 1267, page 407).

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Pas perdus5_DH(Photos prises le 1er avril. Agrandir par la tête.)

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