Archives du 05/07/2014

Ombres de choc [2/2]

Le soleil avait atterri sur la place de la République puis s’était faufilé entre les arbres, et jusqu’au long des quais. Il caressait les visages, les cous, les épaules, les bras, les jambes, tout ce qui se montrait nu. Les lunettes noires représentaient son ennemi principal. Il aurait voulu leur casser les branches, mettre tout le monde à la même enseigne : que les yeux soient obligés de se plisser, et puis la peau de rougir, la sueur de perler, la soif de réclamer.

L’ombre tenait sa revanche et accueillait des rescapés : elle offrait sa fraîcheur, sa noirceur, son confinement. L’ombre tutélaire se faisait magnanime pour les solitaires ou les couples qui ne se croyaient pas soudain à Saint-Tropez, elle ressemblait à la chambre amie d’un « bed & breakfast » après une longue promenade sur la lande irlandaise.

En ce début d’été, on pouvait repérer une certaine dichotomie dans l’air républicain.

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Rép12_DH(Toutes les photos sont agrandissables.)

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