Archives du 06/07/2014

À Moscou, un détour par le KGB

Récemment, François Bon m’a fait le plaisir de publier sur son site une mini-fiction que je lui avais envoyée en rapport avec son « atelier », même si elle semble un peu tirée par les cheveux.

Mais en pensant au voyage de Gide à Moscou, je m’étais souvenu de mon court séjour dans la capitale soviétique en mai 1991, au cours duquel, tous les matins, très tôt, avant d’aller travailler au Salon international des télécoms où je représentais, avec d’autres collègues, l’opérateur français monopolistique, je me baladais en taxi dans la ville immense avec un chauffeur fidèle que je payais en dollars.

Un jour, celui-ci m’a emmené jusqu’au siège des services du KGB, devant lequel s’élançait la statue de Félix Dzerjinski (déboulonnée trois mois après ma visite !), le créateur et grand chef de la Tchéka.

Le KGB, qui lui succéda bien plus tard, fut supprimé officiellement le 1er décembre 1991. Mais ses fonctions principales (renseignement, chasse aux opposants, lutte contre le terrorisme, etc.) existent toujours sous le nom de FSB, organisme évidemment trouble, qui fut d’ailleurs dirigé par le lieutenant-colonel Poutine lui-même (juillet 1998-août 1999).

J’ai lu cette phrase qu’aurait prononcée Dzerjinski, citée dans L’Humanité du 1er novembre 2001 : « Pour ceux qui ne sont pas de notre avis, quatre murs, c’est trois de trop. » L’humour noir (ou rouge) n’a pas de frontières.

Le bâtiment du KGB est imposant, et Vladimir Poutine, qui fut un zélé serviteur de cet appareil, doit en connaître encore les moindres recoins : c’est peut-être sa propre statue qu’il faudrait maintenant dresser ici, à Moscou, en remplacement de celle qui est devenue soudain transparente  – depuis l’époque révolue de la « perestroïka » .

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KGB2_DH(Photos prises avec mon Minolta X-300 reflex, 24 x 36. Elles peuvent être agrandies.)

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