Archives du 15/09/2014

Ce bâtiment lithographié, dans la rue anciennement repaire d’un corbeau

Je suis repassé hier matin rue Jacques Louvel-Tessier (Paris, 10e) et à chaque fois je pense, en regardant ce bâtiment ancien avec le mot de lithographie si élégamment inscrit ou gravé, graphé sur la façade, à ce cher Jérôme Peignot, auteur, entre autres ouvrages littéraires ou poétiques, de l’incontournable traité De l’écriture à la typographie (Gallimard 1967, Idées nrf N° 128).

Jusqu’en 1946, cette voie se dénommait rue Corbeau : elle apparaissait évidemment adaptée au comportement de certains Français sous l’Occupation. Puis elle prit le nom de ce résistant, Jacques Louvel-Tessier, fusillé par les Allemands en 1944.

La typographie nazie était souvent gothique. Heureusement, l’Allemagne totalitaire et raciste de la deuxième guerre mondiale connut aussi ses opposants internes, peu nombreux mais fort valeureux. La victoire tient souvent dans les signes.

La topographie des rues est également un art de la mémoire, on en feuillette les pages comme des murs, des pavés et des trottoirs lithographes.

Litho1_DH

Litho2_DH

Litho3_DH(Photos : buriner pour agrandir.)

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