Archives du 19/09/2014

Jean Fautrier, les images interdites [1/3]

Lundi 15 septembre, c’est d’abord le château de Sceaux (Hauts-de-Seine) qui se dresse, majestueux – comme on dit – au bout de l’allée, mais l’expo Jean Fautrier , La pulsion du trait, n’a pas lieu (sauf pour une partie) en cet endroit mais dans « Le Petit château » qui se trouve presque dissimulé de l’autre côté du parc (on cherchera en vain une indication quelconque pour y parvenir), sa haute porte ouvrant directement sur la vieille ville.

Je me souviens des travaux qui étaient en cours il y a deux ans pour redonner au parc et à ses différents bassins une allure « royale » : il fallait que le trait et le dessin soient ordonnés.

Au rez-de-chaussée de la grande bâtisse, on parcourt les vastes salles avec quelques tableaux remarquables et une statue d’un jeune roi à cheval. Puis on grimpe à l’étage, les parquets sont astiqués, les porcelaines sous vitrines, un « piano forte » semble d’une minceur incroyable.

Et, au fond d’un couloir, voilà que l’on tombe nez à nez avec une tenture et un « cabinet » noirs, défendus par une pancarte qui nous ramène à l’exposition : ainsi l’érotisme de Jean Fautrier lié à l’illustration de deux livres de Georges Bataille, L’Alléluiah et Madame Edwarda, est-il ici soigneusement, prudemment, prudement, (si l’on ose ce néologisme), pudiquement, séparé de la manifestation en titre à laquelle les visiteurs non informés n’accèdent qu’en changeant de bâtiment et où, alors, cette pièce « aveugle », et comme rapportée sous le manteau, n’est pas du tout mentionnée (puisque l’expo officielle et son ticket d’entrée se trouvent uniquement dans « Le Petit château »).

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Fautrier5_DH (Le Festin de Didon et d’Enée)

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Fautrier10_DH(Agrandir les photos est possible.)

 [ ☛ à suivre ]

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