Vu(es) du pont à Meudon

Le RER est rouge et blanc.

Le ciel est blanc aussi (à contre-jour).

Le train entre en gare et frôle celui qui arrive en face.

Les voyageurs ne portent pas d’uniformes.

Les uns descendent des wagons, les autres montent dedans.

Les destinations et les destins se croisent, les aiguillages les orientent vers des parallèles qui ne se rejoindront sans doute jamais.

Des fois, on aimerait se transformer en pigeon (on l’est peut-être déjà sans le savoir) : mais ils possèdent, à Meudon (92), leur propre observatoire de la vie qui file sur les rails.

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Meudon8_DH(Photos prises le 25 septembre. Cliquer pour changer de voie.)

(Count Basie, Straight Ahead)

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16 réflexions sur “Vu(es) du pont à Meudon

  1. brigetoun dit :

    texte comme une petite chanson et photos comme un film détaillé
    sourire du réveil

  2. Destins croisés chacun dans sa voie, qui se croisent sans se voir.
    Pauvres pigeons, la course sans fin des hommes doit leur donner le vertige. Heureusement, il leur reste leurs ailes !

  3. jeandler dit :

    Pas encore voyageurs les pigeons.

  4. nanamarton dit :

    les pigeons… et ce gros ours blanc – qu’on a dû décérébrer – qui nous regarde gentiment ?
    bestiaire ferroviaire…

    • @ nanamarton : ce matin, le « 7-9 » de Patrick Cohen, sur France Inter, se déroulait à la Grande Galerie de l’Évolution.
      Et il a fallu supporter l' »édito » politique de Thomas Legrand comparant les sénateurs, entre autres amabilités, à des animaux empaillés.
      Belle radio prétendue « de service public » !

      • nanamarton dit :

        Bah (interjection « actuelle »), je suppose qu’il ne fait pas ça pour être dans l’air du temps (les humoristes au pouvoir… oui, mais malheureusement, pas des Desproges ou des Coluche).
        c’est bien pire, il EST dans l’air du temps… et nous, excusez-moi de vous mettre dans le même panier, on devient des vieux c….

        @ nanamarton : son édito démago a déclenché les applaudissements et le rire du meneur de jeu. C’est bien « l’air du temps », quelque peu pollué pas seulement ces jours-ci. D.H.

  5. Alex dit :

    Les destins se croisent… On ressent toute la vie d’un être humain, l’espace d’un instant… Aux heures de pointe, on en arrive à philosopher sur toutes ce différentes existences…

    Quand il existait encore des compartiments dans les trains, sur les lignes de province comme la Normandie, les voyageurs se dévoilaient et ils échangeaient tout un pan de leur existence…
    Certains avaient une histoire fabuleuse. Ils avaient parcouru le monde entier. On rêvait…

    • @ Alex : paradoxalement, les compartiments « décompartimentaient » les comportements…
      Les « open spaces » des TGV semblent enfermer chacun dans sa bulle reflétée par des écrans de différentes tailles.

  6. Francesca dit :

    La virtuosité des uns et des autres me laisse sèche, mais je lis et je ne me contente pas de survoler comme une pigeonne, je regarde en détail !

  7. @ Francesca : ne vous laissez pas pigeonner !

  8. Les voyageurs ne portent pas d’uniformes, mais les pigeons oui… Et pourtant ils sont libres… de passer leur temps à considérer les différentes vitesses des hommes !

    • @ biscarrosse2012 : sous leurs livrées semblables, à quelques détails près, les pigeons sont philosophes voire aussi, comme l’a rappelé jeandler dans un commentaire, porteurs de messages (un genre de marathon guerrier s’annonce).

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