Malo à l’endroit, Malo à l’envers [2/3]

« L’enfant du cerveau

n’aura pas les yeux bleus

Les yeux bleus sont trop verts

et peuvent tomber dans la mer

La mer de savon

qui roule des cigares neufs

destinés aux luxures guerrières

ne néglige point les yeux

Les yeux aiment le cuivre

et le cuivre est trop vert dans la mer

Alors les yeux sur l’aile d’un albatros

quitteront les mers pâles

pour les salons fermés

et rouleront à jamais

sur les pianos maudits »

Benjamin Péret, Le grand jeu (Poésie/Gallimard, 1969, Le travail anormal, XV, page 179).

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MLB20_DH(Photos : cliquer pour élargir l’horizon.)

[ ☛ à suivre ]

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24 réflexions sur “Malo à l’endroit, Malo à l’envers [2/3]

  1. brigetoun dit :

    entrer au royaume de la poésie, au merveilleux univers des laisses de mer, épaules un peu frissonnantes et yeux émerveillés

  2. @brigetoun : elle manque parfois, comme la mer…

  3. lanlanhue dit :

    mer, sable et coquillages, cela lave l’âme toujours, pour la journée… merci

  4. Très belles images… à piller 0:-)

  5. @ colorsandpastels : piraterie des mers…

  6. Le soleil ni la mer ne se peuvent regarder fixement… Les yeux sont souvent obligès de se reposer dans « les salons » lorsque les jeux sont faits. Et ces photos magnifiques en expriment toute la nostalgie.

  7. S’asseoir sur ces rochers dans le sens du vent comme les goélands et sentir son souffle caresser mon visage en imaginant le voyage vers l’horizon de ce voilier, voilà ce que j’aurais dû faire aujourd’hui…

  8. C’est très beau, merci.

  9. @ Loïc Roussain : merci pour votre passage.

  10. nanamarton dit :

    Encor’ un peu trop verts, mes yeux, ce matin… et charmés par la chanson tristounette de Péret qui colle si bien aux laïques litanies de vos images.

  11. belle voile blanche qui prend la risée

  12. @ Christine Simon : tant qu’elle ne l’attire pas…

  13. PdB dit :

    que de merveilles…

  14. @ PdB : quelques coquillages…

  15. Godart dit :

     » Sur la plage abandonnée. Coquillages et crustacés. Qui l’eût cru déplorent la perte de l’été. Qui depuis s’en est allé. On a rangé les vacances dans des valises en carton. Et c’est triste quand on pense à la saison. Du soleil et des chansons. » La Madrague, parole de Laurent Voulzy chanté par BB (celle du Mépris). Chanson bien légère pour de si belles photos.

  16. un petit côté Klein, quand ? on n’y voit que du bleu…

  17. @ Chesnel Jacques : Klein a su parfois monopoliser la toile céleste…

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