Archives du 21/11/2014

Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens

Cette rue, dans le 10e, ménage toujours des surprises – je n’ose parler de petits miracles – et je l’emprunte, sans devoir jamais payer une quelconque obole, régulièrement.

D’un côté, elle conduit au canal Saint-Martin (tous les chemins y mènent, semble-t-il), de l’autre vers la rue Beaurepaire qui débouche, comme son nom l’indique, sur la place de la République.

J’ai pensé au livre de Thomas Clerc, Paris, musée du XXIe siècle, Le dixième arrondissement (1), et j’ai relu hier soir ce passage : « LA RUE DIEU (130 x 12 m) vaut tous les blasphèmes. Dieu est un général mort au XIXe siècle. J’ai découvert ce canal il y a dix ans, avant sa température, j’ai voulu y habiter, puis j’ai laissé ce plaisir à d’autres. Au coin de l’écluse, La Marine, restaurant où j’ai bu un verre 2 jours après le dérapage mortel de Lady Di. On nettoyait alors le canal. Par contamination, d’inévitables blagues circulaient : « On a trouvé des cadavres… – Ah bon ? – … de vélos ! »

Garer un moment sa voiture ou dormir dans la rue : Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens.

_______

(1) Gallimard, coll. l’arbalète, 2007, page 95.

rue Dieu1_DH

rue Dieu2_DH

rue Dieu3_DH(Photos réalisées hier. On peut les agrandir.)

Tagué ,