Archives du 26/01/2015

Surveillance statique [4]

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Dimanche matin, à l’heure du marché, j’en ai eu le cœur net : il s’est maintenant installé dans cet hôtel et j’y ai vu comme une allusion au film Element of Crime – même si rien ne s’est encore produit. Il doit être un peu écolo sur les bords.

La « surveillance statique » que j’exerce, entrecoupée forcément de quelques déplacements, aurait pu être qualifiée de « surveillance étatique ». Notre rôle est d’anticiper, de prévoir, d’imaginer, d’envisager, de conjecturer, d’intégrer la démarche des suspects : se mettre dans leur peau (durant un moment) pour reconstituer leurs plans, les coucher sur le papier ou l’écran, lieux qu’ils ne devraient jamais quitter.

Dans la très étroite rue d’Aix (10ème), des passants me dépassent. Je fais semblant de consulter les messages de mon téléphone. Le froid me lâche un peu les baskets, les flocons qui étaient prévus sur Paris ont fait faux bond. La pollution nous sert de parapluie ou de chasse-neige.

Là-bas, en Grèce, le baromètre politique vire au beau…

Le gérant de l’hôtel ne sait pas combien de temps son voyageur va rester chez lui. Il m’a promis qu’il me tiendrait informé. Maintenant, les tauliers ne font plus remplir ces fiches qui nous permettaient de suivre les allées et venues de tel ou tel individu. Il faudrait peut-être les rétablir ? Mais si les indications données et les pièces d’identité sont fausses, comme les cartes bancaires utilisées, ça nous servirait à quoi ?

On étudiera les connexions Wi-Fi effectuées le soir par notre ami. Internet est une ressource immense de possibles.

[ ☛ à suivre ]

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