Archives du 10/03/2015

Folie furieuse (à Hatra et ailleurs)

Irak, Hatra, lemonde.fr, 9.3.15(cliquer pour agrandir.)

Je lisais l’article du monde.fr d’hier relatant la démolition des vestiges de la ville de Hatra, en Irak, et je me disais que la folie furieuse des djihadistes, cette sorte de barbarie mentale, cette gangrène du cerveau, ce cancer de l’intelligence, ce tremblement de terre des neurones, ce tsunami des deux hémisphères… avait définitivement atteint des êtres dits « humains » pour lesquels le saccage, la destruction, la balayage, l’explosion, l’anéantissement de tout ce qui est à leur portée est devenu le but suprême, bien au-delà de la moindre référence ou révérence au Prophète ou à Allah (et donc à des sourates ou des versets d’un saint Livre), ils ont basculé dans le total delirium tremens, la trémulation baveuse, la litanie de la tétanie, l’épilepsie sans fin mais personne ne trouve la camisole de force, on se lamente, on regarde faire, on comptabilise les forfaits, les massacres, les tortures, les lapidations, les viols, les destructions – l’irréparable – le maelström d’une violence aveugle, borgne, voilée, masquée, cachée, camouflée, où la Kalachnikov est l’arme divine, le feu sacré, l’argument qui tue, même Voltaire en serait atterré (ce n’était pas un économiste), et les cohortes noires des cafards de l’État islamique pullulent sans risque (il leur suffit de se fondre dans la population), sans honte, sans crainte, ils achèvent et parachèvent leur œuvre putréfiée d’anéantissement de toute croyance autre que la leur (s’ils en ont une), de toute beauté, de tout art et de toute raison de vivre, ce sont des ennemis de l’existence dont on se demande pourquoi ils ne commencent pas logiquement par se foutre en l’air eux-mêmes une fois pour toutes.

trottoir 9.3.15_DH(photo prise hier à Paris. Cliquer pour agrandir.)

(Naseer Shamma, Hilal-alsaba, oud)

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