Archives du 12/04/2015

Gustave Moreau et toutes ses femmes accrochées, collées ou pendues aux murs [1/3]

À un moment, rue Saint-Lazare (9e), on tourne à droite dans la rue de La Rochefoucauld et il suffit de monter jusqu’au numéro 14 pour aboutir (fin du suspense…) au musée Gustave Moreau.

Un très beau bâtiment (habitation et ateliers) dont le peintre fit don à l’État, qui lui accorda le statut de musée national le 13 janvier 1903.

Tous les premiers dimanches du mois, l’entrée est gratuite, ce qui avait attiré le 5 avril pas mal de monde. Mais la disposition des lieux sur plusieurs étages, avec les deux larges espaces où travaillait l’artiste, permettait aux touristes et amateurs de peinture de se répartir pacifiquement (aucune interdiction de photographier ici, sauf au flash, et pas de « perche à selfie » en vue) sans se marcher sur les pieds.

Je connais depuis longtemps ce qu’André Breton a écrit sur sa découverte du musée Gustave Moreau. Même si j’ai pensé sur place que l’accumulation des tableaux – toutes ses femmes accrochées, collées ou pendues aux murs – (avec leurs numéros renvoyant à des « cartels » explicatifs peu lisibles) pouvait transformer l’endroit et l’envers en une sorte de salle des ventes en folie rappelant, si l’on n’y prenait garde, quelques funestes séances qui se déroulèrent (ou se Déroulède) chez Drouot en avril 2003.

Mais ce genre de souvenirs où l’art rencontrait la marchandisation au grand jour était rapidement gommé ici, dans ces petites pièces d’un logement intime ultra-décoré comme dans les ateliers, où des figures de femmes diaphanes et peut-être irréelles exposaient et proposaient leur beauté hors d’atteinte des regards avides ou aveugles d’invités non prévus.

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GM12_DH(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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