« Titli, Une chronique indienne » | film outdoor et indoor

(cliquer sur l’image et le petit haut-parleur)

Comme par un fait exprès, il y avait ce garçon qui jouait du sitar (amplifié) juste en face du MK2 Beaubourg portant l’affiche du film indien que j’avais prévu de voir hier après-midi.

J’ai repensé tout de suite au même instrument que j’avais rapporté de New Delhi et dont j’aimais tant les incrustations de nacre : mais la coque craqua un jour à cause du chauffage de mon appartement situé à l’époque dans le 12e arrondissement de Paris.

Dans Titli, Une chronique indienne (le prénom du « héros » veut dire « papillon »), c’est la course en scooter pour la débrouille dans la banlieue immense de New Delhi, c’est le poids de la famille, des castes et de leurs coercitions, c’est le mariage forcé, c’est la violence des « coups » à monter, c’est la corruption de la police, mais c’est aussi l’espoir quand le jeune Titli finit par se révolter, grâce à son épouse imposée, contre l’insoutenable.

Ce premier film fort, dense, réalisé de manière très personnelle par Kanu Behl, avait été présenté à Cannes en 2014, dans la section « Un certain regard » (il est sorti en France le 6 mai) : on évitera de le comparer avec le long métrage laborieux qui a fait l’ouverture du festival cette année.

La musique sur les images – bien que produites par le système « Bollywood » qui a su tolérer cette œuvre en marge – n’utilise pas les cordes d’un sitar mais celles d’un violoncelle et d’une contrebasse.

En sortant de la salle de cinéma, le musicien n’était plus là : il est vrai que la séance était terminée et qu’il faisait suffisamment beau pour peut-être aller jouer ailleurs.

Titli1_DH

Titli2_DH(Agrandir les photos d’un simple geste.)

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23 réflexions sur “« Titli, Une chronique indienne » | film outdoor et indoor

  1. brigetoun dit :

    et Titli nous permet de vous voir

  2. gballand dit :

    l’auteur se laisse donc deviner dans un jeu de miroir… Ce musicien semble confronté à une certaine indifférence, heureusement le réalisateur du film, lui, semble reconnu 😉

  3. J’avais déjà aimé le joueur de guitare (ou sitar) dans les deux vines successives. Cela me fait vraiment plaisir qu’il ait été embauché pour un film « mineur », faisant partie quand même de la glorieuse filière de restaurants indiens dont un représentant trône joyeusement sur le boulevard Magenta !
    Mais j’ai beaucoup aimé aussi voir le réalisateur — indoor — s’occupant déjà d’une nouvelle exploitation !

  4. nanamarton dit :

    « Comme par un fait exprès » ?
    Et si c’était plutôt une nouvelle « purple Rose of Cairo » ?

  5. Francesca dit :

    Toujours amusant de voir un photographe photographier et photographié…
    Ce film est sur la liste de ceux à voir. Ce sera mon tout premier « Bollywood », genre qui ne m’a jamais attirée mais, là, c’est différent !

    • @ Francesca : Rassure-toi, ce n’est pas une comédie musicale avec débauche de danseuses et sucreries sentimentales…
      Il a été produit (étrangement) par « Bollywood » mais n’a ni l’apparence ni le goût des « blockbusters » chamarrés en saris roses et perles dorées.

  6. Alex dit :

    Sitar, symbole de la musique hindoustanie, magnifique œuvre d’art ouvragée dont la simple vue provoque une forte émotion.
    Sitar, souvent entendu prononcer ce mot au féminin.

  7. Alex dit :

    Les mariages arrangés ont toujours existé. Un des grands thèmes de Molière, où l’on voit les jeunes gens finissant par déjouer les projets des familles. L’amour triomphe.
    Cependant, les statiques montrent que les mariages arrangés sont les plus durables, et finissent très rarement par un divorce.
    Alors qu’un mariage d’amour dure 2 ou 3 ans en général aujourd’hui.

  8. Alex dit :

    Les Vedas, dans l’Inde millénaire, reconnaissent plusieurs sortes juridiques de mariages, – comme le mariage à vie avec contrat, le mariage pour un an renouvelable dit à la Gandharva, et reconnaissaient déjà juridiquement l’union homosexuelle.
    Nous avons encore beaucoup à apprendre des savants indiens.

  9. @ Alex : Indien vaut mieux que deux tu l’auras ! 🙂

  10. PdB dit :

    bien envie de le voir… (mais vu « la loi du marché » assez bien, Lindon dans tous les plans, mais extra, taiseux comme il sait faire, mais un peu trop « télé » à mon goût…)

    • @ PdB : oui, ça fait assez télé-film (est-ce de la création ?) et Lindon, avec sa tête perpétuelle de chien battu, devrait s’investir plutôt dans un docu pour la SPA.
      Mais, à force de l’avoir entendu et vu et lu sur tous les médias hexagonaux (il n’a pas chômé…), et pour répéter le même refrain peu original, ça donne pas vraiment envie !

  11. Je suis restée foudroyée par la double image de « Titli-pavillon », comme par ta semi-silhouette cachée dans la cabine téléphonique… une « tria-dia-logue » entre le film, toi et nous tous !

  12. Merci de cette double envie que vous nous donnez, de découvrir la vie à New Delhi qui nous est si lointaine, et la musique de cet instrument au son si évocateur des charmes de l’Inde !

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