Archives du 17/07/2015

« La Isla Minima », un film noir vu à l’ombre (fraîche)

Quoi de plus agréable que d’aller au cinéma, par ce temps caniculaire de retour, et de s’asseoir à l’ombre (fraîche) dans la magnifique salle Youssef Chahine du Louxor (Paris, boulevard de Magenta, 10e) et de se laisser embarquer dans un polar espagnol, La Isla Minima, qui nous fait découvrir par ailleurs une partie de l’Andalousie et les rives du Guadalquivir, et nous rappelle un pan de l’histoire politique de ce pays, celle dite de la « transition démocratique » installée, après la mort de Franco le 20 novembre 1975, jusqu’en 1982.

La beauté de la photo (les vues aériennes font penser à certains tableaux modernes), le jeu impeccable des acteurs, le scénario mijoté aux petits oignons ibériques et la mise en scène sans concessions d’Alberto Rodriguez aboutissent à un film étonnant, qui dépayse par rapport à beaucoup de polars américains ou français, qui introduit la politique dans le déroulement de l’intrigue et manifeste une grande subtilité dans son approche du genre.

Quand je sors de la salle, la chaleur étreint comme en traversant, tout à l’heure, ces marécages sur l’écran qui ressemblent aux étranges bayous représentés par Bertrand Tavernier dans son film marquant de 1999.

Le noir est devenu un soleil de plomb, soudain percé de quelques goutteletes d’eau aventureuses.

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Isla2_DH(à rajouter dans la collection de Martine Sonnet ?)

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Isla8_DH(Toutes les photos sont agrandissables.)

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