Elle nous rassemble, elle nous ressemble

(cliquer sur l’image et le petit haut-parleur)

Hier matin, je suis allé acheter «Libé », j’ai pris quelques photos juste devant le kiosque à journaux (une survivance, comme peut-être les librairies ?).

Sur la place de la République, très peu de monde, mais déjà des camionnettes de télé stationnant avec leurs antennes paraboliques sur le toit et, pas loin, quatre fourgons de CRS.

L’après-midi, je l’ai longée, elle était noire de monde, malgré l’interdiction annoncée, dans le cadre de « l’état d’urgence », de tout rassemblement sur la voie (ré)publique. Et puis un mouvement de panique, à la suite d’une fausse alerte, qui s’est propagé jusqu’au café Le Carillon (1)…

Dans la journée, il avait fait doux et beau.

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(1) Source des images non indiquée par « Le Monde » : il doit s’agir de BFMTV.

rassemble1_DH

rassemble2_DH

rassemble3_DH(photos : cliquer pour agrandir.)

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12 réflexions sur “Elle nous rassemble, elle nous ressemble

  1. brigetoun dit :

    des petits malins et leurs pétards… et ceux qui avaient refoulé juste un peu leur peur

  2. gballand dit :

    En lisant Libé, je me suis dit justement, c’est étrange comme les journaux n’analysent rien…

  3. Arlette dit :

    Besoin de se retrouver , de parler instinct vital comme dans la musique même communion quand les mots sont trop difficiles à traduire l’effroi

    • @ Arlette : oui, je vais remettre de la musique sur mon blog !
      Les fascistes « religieux » de Daesh ne nous empêcheront pas d’en écouter, et toutes celles qui nous plaisent.

  4. Oui, il faut échanger de la vive voix ! Par exemple, le souvenir de notre rencontre amicale avec Piero, au Carillon, cela aide à imaginer l’atmosphère de ce local juste avant que tout ce qui s’est passé y tombe dessus.
    Un endroit que j’appellerais « populaire », citoyen, ouvert à l’échange et à la discussion, un typique bistrot parisien sans trop de prétention…
    Cela rend encore plus évidente et insupportable « la banalité du Mal » dont nous parle Hanna Arendt, la scission totale entre l’action meurtrière et une quelconque raison directe, visible, compréhensible…
    Il faut parler et écouter davantage les autres, pour briser cette schizophrénie de la vie contemporaine qui offre involontairement des espaces de plus en plus dangereux à des violences absurdes, aussi spectaculaires que tout à fait éloignées de la dimension humaine…

  5. Alex dit :

    Heureusement, Dominique, vous n’avez pas été pris dans la tourmente. Ce corps dessiné sur le sol aurait pu être le vôtre.
    Inquiétude au matin du 14 novembre, quand je n’ai pas vu paraître votre blog habituellement aux aurores.

    • @ Alex : merci de vous être inquiétée…
      Mais bizarre hasard que ce motif sur le sol : comme il n’était plus très frais, j’ai pensé dimanche matin qu’il avait été peint « avant », comme une sorte de signe prémonitoire…

  6. Francesca dit :

    Aucun commentaire… tête vide.

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