Archives du 20/01/2016

Varda (en pastilles) à Cuba [2/2]

Ces « pastilles » Varda (blague inévitable) possèdent le charme de l’ancien, elles sont toutes en noir et blanc, mais le soleil irradie, la danse explose, l’avenir paraît radieux. Le « mitraillage » qu’effectue la photographe et cinéaste est comme l’envie démultipliée et jamais satisfaite de fixer pour la mémoire et l’Histoire une expérience communiste qui se déroule ailleurs qu’en France, une sorte de pays de Cocagne – même vu aussi avec un esprit critique – et qui représenterait sans doute un côté du paradis politique.

En mai 1964, Agnès Varda, après avoir filmé aussi ses propres photos et ajouté un commentaire (avec son parfum délicieusement rétro) lu par Michel Piccoli et elle-même, reçut le prix du film documentaire au festival de Venise pour Salut Les Cubains (cliquer sur le lien afin de le découvrir !), diffusé en boucle dans la grande salle de l’exposition.

Il suffit alors de s’asseoir sur le banc (il n’y avait personne quand j’ai commencé à parcourir le lieu, mais c’était juste à onze heures et quelques minutes, au moment de l’ouverture) et de regarder, comme dans un miroir grossissant, les images sur l’écran redoublant celles qui figurent sur les cimaises rouges et dont il est le lieu d’aboutissement géométrique en même temps que l’acmé rétroactive.

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Varda20_DH(Toutes ces photos peuvent être agrandies.)

(Buena Vista Social Club, Chan Chan)

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