Archives du 26/04/2016

BnF : Barceló nouvelles Formes (2/4)

Ces vitraux qui éclairent, même si le soleil s’absente, la grande galerie de la BnF, me font penser aussi à des vitrophanies, l’épiphanie en moins.

La cathédrale est donc ici un vaste couloir interminable (sur un côté, une expo sur la Franc-maçonnerie qui attire du monde comme une couverture du magazine Le Point), où Miquel Barceló s’est laissé aller à l’inspiration, au geste non prémédité, à l’acte de peindre ou d’étaler la matière en toute liberté – mesurée pourtant par la géométrie des baies – en traçant de manière impérieuse le chemin qu’il découvre au fur et à mesure de sa création en mouvement.

Barceló, comme on le verra dans la salle « Sol y sombra », est agile dans l’argile, à l’aise dans la glaise. Son art est matériel, son matériau génère la spiritualité.

L’artiste dépasse la simple toile (même s’il l’a expérimentée) et son encadrement, il s’évade des règles et des contraintes, il joue à peindre mais le pinceau, ou le balai, ou la pompe à peinture prolongent son « imagination révélatrice », comme on a pu le dire de Bachelard, et la font advenir à la lumière tout en l’accompagnant comme son double.

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Barcelo22_DH(la photo ci-dessus en masque une autre.)

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Barcelo24_DH(photos : cliquer pour élargir le champ de vision.)

 [ ☛ à suivre ]

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