Bistrot, polar, garage, et l’homme au banc

Hier, vers onze heures, après avoir été avaler un Kir (c’était la onzième heure) en compagnie de l’ami PdB, dans ce bistrot situé au carrefour de la rue Saint-Maur et de celle du Faubourg-du-Temple, je me suis arrêté devant la librairie L’Odyssée et j’ai fait tourner les bouquins mis dans des bacs à l’étalage.

Je suis tombé alors sur un polar de William Irish je ne connaissais pas celui-là, il a été édité chez 10 x 18 en 1988 (contrairement à la date mentionnée sur la quatrième de couverture), et je l’ai payé deux euros, à peu près le prix, logique, d’un « petit noir » ; enfin, ça dépend des quartiers.

Un peu plus loin, j’ai photographié un garage à l’ancienne qui résiste aux vampires de l’immobilier et puis, aussi à côté l’homme sur le banc – comme s’il voulait résolument montrer aux passants ce que veut dire l’expression « ton sur ton ».

Cette fin de matinée fut très sympa, hormis les infos concernant l’attentat dans les Yvelines, sans compter d’autres nouvelles du même genre hélas encore probables dans le futur.

Bistrots1_DH(rue Jacques Louvel-Tessier, 10:51. )

Bistrots2_DH(rue Saint-Maur, 11:47.)

Irish1_DH

Irish2_DH

Bistrots3_DH(avenue Parmentier, 11:59.)

Bistrots4_DH(avenue Parmentier, 11:59.)

Les photos, prises à Paris dans le 10e et le 11e, sont agrandissables, comme les deux scans.

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36 réflexions sur “Bistrot, polar, garage, et l’homme au banc

  1. brigetoun dit :

    jolis détails, et plaisir de retrouver ce quartier
    merci pour la promenade

  2. @ brigetoun : ce n’est pas de la grande littérature comme sur certains blogs ! Mais ça me suffit.

  3. Merci pour ces nouvelles souriantes et cette jolie promenade au soleil. Les rencontres amicales aux terrasses sont aussi un mode de résistance (comme pour les femmes dans les pays où elles n’ont pas le droit de sortir…). On en garde le sourire ce matin, et l’étonnement de voir le prix du livre en francs ! Finalement la vie est moins chère en euros 😉

  4. @ mchristinegrimard : occasion de revoir un ami, et quelques aperçus rapides sur le chemin du rendez-vous – et c’est vrai que je n’ai pas décollé l’étiquette (même si peu esthétique) de ce livre d’occasion dont le prix paraît maintenant représenter à lui seul une sorte d’énigme !

  5. gballand dit :

    Une belle journée, alors : rencontre, lecture et promenades 😉

  6. alainlecomte dit :

    un kir qui ravit!

  7. @ alainlecomte : cela allait de soi !

  8. Alex dit :

    Faisant partie de la joie de vivre, ce plaisir simple, d’aller prendre tôt le matin un petit café au comptoir du bistrot du coin (un euro vingt dans mon quartier), avec ceux qui commencent aussi la journée et aiment se retrouver en compagnie joviale, et pourquoi pas un croissant !
    – oui, tous ces petits plaisirs simples, qui sont des sourires dans la vie quotidienne,
    – oui, ils risquent d’être balayés un jour, par la peur de terroristes qui arpentent les rues !

  9. nanamarton dit :

    très jolie balade !
    … 30F50 : on dirait un code pour un projet d’avion ou un agent secret

  10. lanlanhue dit :

    Paris by jour après jour, ah la recette du kir ? J’ai découvert qu’il y a différentes recettes ;-)))

  11. Désormière dit :

    Irish, c’est aussi : « La sirène du Mississipi », « La mariée était en noir » , « Fenêtre sur cour »… Pour ceux qui ne sont pas d’acharnés lecteurs.

  12. si on agrandit la dernière photo, on loupe le ton sur ton 😉

    • @colorsandpastels : comme je ne trafique jamais mes photos (ni couleurs, ni éclairage, ni cadrage, tout est brut comme lors de la prise de vues), celle-ci est un peu sombre car prise à contre-jour en ce qui concerne le type sur le banc.
      Mais si vous éclaricissez la photo, une fois agrandie, vous verrez que son chapeau comporte bien des bandes verticales, comme le bâtiment en face, et de la même teinte que le banc… 🙂

      • vous « loupez » mon jeu de mot 😉
        (la photo agrandie déborde de mon écran et je ne vois plus les rayures du bâtiment si je regarde le chapeau (ou vice versa)

        @ colorsandpastels : Ah, désolé, l’allusion à la loupe m’avait échappée. Mais si vous ne voulez pas que l’image s’échappe de votre écran, ne cliquez qu’une fois sur l’instrument pour ne pas « louper » toute la photo !!! 🙂

  13. Godard dit :

    Une promenade royale qui nous fait passer du fa mineur au fa kir.

  14. @ Godard : ah, il faut l’introduire dans la portée… il pourrait remplacer le signe de la pause en musique…

  15. PdB dit :

    (la prochaine fois, c’est toi qui rince) merci pour la mention (j’ai fait pareil pendant le week-end mais avec des photos d’un genre différent)

  16. Francesca dit :

    (Acharnée lectrice…) je ne garde généralement pas les polars mais certains auteurs comme Irish méritent relecture. Je vois en 4ème de couv’ que Jacques-Pierre Amette déclarait en 1983 à propos de « Du crépuscule à l’aube » : « chef d’œuvre absolu, grand poème tragique et accablé » ; bien dit !

    • @ Francesca : on comprend l’attirance de certains grands cinéastes pour cet écrivain – le roman policier, c’est aussi de la littérature – finalement peu mis sur un piédestal à sa mesure !

      • Francesca dit :

        C’est vrai, Je ne comprends pas pourquoi certains font la moue devant les grands auteurs de polars !

  17. @ Francesca : ils craignent peut-être pour leur peau… et leur pseudo statut d’intouchables (y compris au sens anglais et cinématographique de ce mot) ?

    • Francesca dit :

      En tout cas ils ont tort !
      A propos de peau, un cycle débutait hier sous ce nom au Forum des Images où seront projetés rien moins que 115 films sur le sujet, le premier étant « Fédora » de Billy Wilder, revu avec un plaisir fou. Marthe Keller au summum de sa beauté en 1978 me semble avoir très bien vieilli elle aussi…

  18. Aunryz dit :

    Ici (Buis les Baronnies) le café est à 1€
    sinon
    ce jour chez mon bouquiniste (marché de Buis) j’ai trouvé
    Louise Bogan « réflexion sur la poésie américaine » (1€)
    Thyde Monnier « La combe » (après « la pourriture de l’homme » au même vendeur) (1€)
    mais assurément
    ta photo « révolte et bistrot »
    n’a rien d’égal chez nous (sourire)²

  19. @ Aunryz : le prix du café indiqué (par rapport à un « roman noir ») correspond à celui des quartiers huppés de Paris.
    Louise Bogan, connais pas, mais Thyde Monnnier, je connais juste le nom !
    La photo avec le titre sûrement découpé dans « Le Canard enchaîné » rappelle les attentats qui eurent lieu, juste à côté, au carrefour de la rue Bichat, le 13 novembre 2015…

    • Aunryz dit :

      Tu me rassures pour le prix du café.
      « La pourriture de l’homme » est (je trouve) un beau roman pacifique (courageux d’écrire cela juste après la seconde guerre) qui montre une femme dont l’Ami est peu à peu ravalé au rang « d’homme de troupe » et incorporé à la pourriture de l’homme. (inspiré par sa liaison avec Pierre Magnan)
      « Si tu passes là-bas vers » le sud, je renverserai volontiers avec toi un demi-de bière … à 2€ (sourire)²

      • @ Aunryz : merci pour ces précisions (mais il y a tant de livres à lire…) !
        Renverser une bière avec toi – dans la gorge… – volontiers, si l’occasion s’en présente un jour…

  20. […] du lourd : par exemple, hier au café le kir était à trois) (je renvoie l’ascenseur au Chasse-Clou) (entretien avec madame Roux : encore merci – et sur la route du cheval […]

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