Remontée dans le temps à Paris le 1er juillet dernier

J’avais pris quelques photos à Paris lors d’une course le 1er juillet dernier, le matin j’étais passé à pied sur le pont tournant qui embraie vers la rue Dieu : les pigeons au-dessus de l’Atelier Brancusi à Beaubourg, enlevés hier de la bannière de ce blog – simple désir de changement ! – s’étaient réfugiés là sans doute par prémonition.

Plus tard, je devais constater que les murs graffités ont dans ce quartier du 18ème un aspect new-yorkais, non apprêté ou bien léché : art brut sur ciment offert.

En rentrant, peu avant d’arriver en voiture place de la bataille de Stalingrad, je me fais doubler par une Harley-Davidson qui émettait un boucan d’enfer. Son pneu arrière est énorme et doit mieux tenir la route en ce moment que le PS arboré, comme par un malin plaisir, sur sa plaque d’immatriculation.

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Stal8_DH(toutes ces photos peuvent être agrandies d’un simple clic.)

(Paul Desmond, Take Ten)

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25 réflexions sur “Remontée dans le temps à Paris le 1er juillet dernier

  1. brigetoun dit :

    l’art est dans la rue (j’aime le « non apprêté ou bien léché »)

  2. gballand dit :

    Une petite musique sympa qui donne le rythme pour cette déambulation où Paris apparaît « revisitée » par des peintres que la couleur anime…

  3. annaurlivernenghi dit :

    Chouette. Très chouette..

  4. …dire que je vous avais volé l’une des photos d’autoroute pour un projet… ça donne bien sur le bandeau

  5. Godard dit :

    Vos photos + soleil = petit air sans prétention qui traîne dans ma tête : « dans Paris à vélo on dépasse les autos/ à vélo dans Paris on dépasse les taxis……. ».
    (la complainte de l’heure de pointe) Joe Dassin.

  6. steyert dit :

    Ce mur près du pont Marcadet est repeint très régulièrement depuis des années, toujours intéressant… Si tu vas rue Riquet vers la rue d’Aubervilliers (et son 104), c’est le domaine de Rosa Parks, plus le pont bleu, le trottoir plein de messages, Van Gogh son rasoir à la main, tout ça fait un quartier bien vivant…

    • @ steyert : oui, merci, même si je n’ai pas l’intention de faire un « port-folio » exhaustif du « street art » parisien, c’est uniquement par le hasard que je me laisse guider !

      • Andrée STEYERT dit :

        Le hasard ne peut-il pas faire appel à de petites mains, comme les grands couturiers ?

        @ Andrée STEYERT : Ah mais bien sûr que si, elles sont évidemment les bienvenues !
        Et il faut de même faire revivre les métiers d’antan avec ces artisans qui parcouraient les rues, créant leur « street art » (avant la lettre) si joliment sonore : rémouleur, vitrier, joueur d’orgue de Barbarie… 🙂 D.H.

  7. hVerdier dit :

    ps. post-scriptum et pour solde de tout compte et pourtant il y en a des comptes à rendre sur cette manière de faire de la politique

  8. Alex dit :

    J’aime la photo n°2, la danseuse au chapeau.
    Dommage, il manquait des signatures…

  9. Francesca dit :

    A gauche du « hell’s angel » PS stationne une camionnette FN 🙂

  10. PdB dit :

    j’aime bien la 3 (s’il faut faire un hit-parade ?) mais couplée avec la 5, où le rétroviseur capte, sans trop le vouloir (je suppose) la lumière du deux roues qui fonce, et double… (le « take ten » de Paul Desmond est légèrement en dessous -pourtant – du « take five » de Dave Brubeck) (et souvenir à Claude Nougaro)

    • @ PdB : Lire ce livre capital sur Paul Desmond :

      « J’ai gravé pour RCA Victor une autre composition de mon cru, appelée Take Ten. Nul ne pouvait manquer l’allusion à Take Five. C’était comme si je mendiais au coin de la rue ! Estimant le nouveau morceau supérieur à l’ancien, je lui prédisais un bel avenir. Mais la faveur du public, Dieu merci, gardera toujours son mystère : Take Ten ne m’a pas rapporté le double des droits de Take Five (ce qui eût comblé en moi le rationaliste), ni même la moitié. »
      => Alain Gerber, Paul Desmond et le côté féminin du monde, Livre de poche N° 31597 (Fayard 2006-2009, pages 201-202).

      Effectivement, Nougaro a repris Blue Rondo a la Turk (intitulé « À bout de souffle » dans sa version perso…) mais qui est une composition de Dave Brubeck !

      Bref, j’adore ce Take Ten, que j’ai déjà diffusé à plusieurs reprises ici ou là, pour sa légèreté, son côté allusif et son ironie sous-jacente par rapport au succès très connu (trop connu ?) de Take Five.

  11. Un festival éphémère de couleurs (en cette période où ils fleurissent un peu partout…) merci aux artistes parisiens du Street art et au photographe qui les immortalise avant qu’ils ne disparaissent !

    • @ mchristinegrimard : oui, le soleil fut un moment de la partie – il est à éclipses en ce moment – et tout cela était fort plaisant…
      Merci d’avoir apprécié les photos de votre regard aiguisé ! 🙂

  12. PdB dit :

    et aussi à Charles Mingus : magnifique (vulgaire, mais magnifique)

    • @ PdB : je ne vois pas où se logerait cette « vulgarité » que tu décèles chez Charles Mingus (à moins que tu n’aies pas lu sa biographie Moins qu’un Chien…) : le saxo baryton du début est tout à fait réjouissant.
      Ce morceau, repris magistralement par Art Blakey and The Jazz Messengers, demeure un classique indémodable et non démagogique.

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