Michel Butor, dernière modification

Mort deMichel Butor, Twitter, 24.8.16_DH(sur Twitter, le 24 août. Cliquer pour agrandir.)

Appris hier soir peu après 21 heures, le décès de Michel Butor m’a frappé violemment car ses romans, ses essais, ses poèmes, son ouverture d’esprit permanente, en avaient fait pour moi une sorte d’ami fidèle qui ne pouvait mourir, un compagnon silencieux dans le train duquel (se dirigeant vers Rome, à quelque 140 kilomètres de l’épicentre du tremblement de terre de mercredi) je montais toujours régulièrement avec un plaisir rêveur.

J’ai retrouvé un texte que j’avais écrit (automne 2003) pour remue.net, site littéraire créé et dirigé alors par François Bon, sur un de ses livres moins connu que Passage de Milan, L’Emploi du temps ou La Modification et qu’il avait consacré en 1963 à un monument de la capitale italienne : Description de San Marco.

Le voici.

Michel Butor, dernière modification, mais éternité ressentie de sa présence.

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16 réflexions sur “Michel Butor, dernière modification

  1. nanamarton dit :

    M E R C I ! ! !

  2. brigetoun dit :

    « Comment réaliser une nappe de texte qui passe d’épisode en épisode, de détail architectural en détail ? » et vous comment bien évoquer un texte…
    (ne l’avais pas lu.. comme beaucoup de livres de Butor qui poussait très loin la discrétion.. pour quelqu’un qui comme moi était hors du monde des livres, à mon grand regret)

  3. @ brigetoun : un livre très cinématographique…

  4. Francesca dit :

    Si triste ce matin (je sentais bien que Butor aussi allait nous lâcher un de ces quatre), Puissent les jeunes lecteurs être nombreux à le découvrir, hélas en cette occasion, grâce aux libraires qui vont faire leur boulot. J’envie ceux qui vont être assez curieux pour suivre les chemins qu’il nous a défrichés !
    J’ai tiré « La modification » de son étagère, comme je le fais de temps à autre. Je mets le nez dans les pages jaunies du vieux Minuit et je relis, le coeur serré, la dernière phrase :  » Le couloir est vide. Vous regardez la foule sur le quai. Vous quittez le compartiment »…

  5. @ Francesca : cela se terminait par un butoir… 🙂

  6. Alex dit :

    Dans un autre style, je ne peux m’empêcher de penser au livre « Les Pierres de Venise », 1845, un best-seller de John Ruskin, et qui a enchanté Marcel Proust.

  7. Godart dit :

    Sensible aux mots: « ami fidèle », « compagnon silencieux ». Peut-être ce qu’on appelle une communion d’esprit.

  8. @ Godart : Nous sommes les amis de certains écrivains (ceux qui nous plaisent) sans qu’ils le sachent jamais….

  9. Arlette A dit :

    Aimerais y retourner avec vos mots et les siens … sans modifications ni bifurcations !!
    C’était le dernier de la bande
    C’était un autre temps

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