« Beat Generation » revisitée [4]

Le tapuscrit (il y a du « tapir » dans ce mot) est soigneusement gardé sous verre – on l’a vu, photographié à l’aller dans le numéro 1 de cette série – et il montre à lui seul une « route » rectiligne comme celles que l’on parcourt dans les films américains du genre « Easy Rider » ou « Duel ». C’est la première forme dactylographiée (1951) du livre On The Road de Jack Kerouac.

Le rouleau de papier calque, fait de morceaux ajointés, mesure 36,50 m x 22 cm (le manuscrit des Cent Vingt Journées de Sodome du marquis de Sade ne mesurait que 12,10 mètres de long, sur une largeur de 12 cm pour des feuillets recouverts recto-verso : il est vrai que l’auteur ne possédait pas d’Underwood dans sa prison de la Bastille).

« J’ai écrit d’un seul jet en laissant l’inconscient s’exprimer sous sa propre forme, je laissais le texte couler par vagues et sans interruption – à moitié éveillé, sachant à peine ce que je faisais, sinon que j’écrivais. », dit Jack Kerouac, cité dans le dépliant du musée.

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beat32_dh(photos : cliquer pour agrandir.)

(Canned Heat, On The Road Again)

[ ☛ à suivre ]

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14 réflexions sur “« Beat Generation » revisitée [4]

  1. brigetoun dit :

    une belle scénographie – et des photos qui rythment
    et finalement pas si peu de monde que ça.. mais place pour voir

  2. @ brigetoun : j’ai comparé les deux files d’attente à l’entrée, certains avaient dû arriver juste à l’ouverture !

  3. beau déroulé…………

  4. @ colorsandpastels : quelques jeux coloriés…

  5. Francesca dit :

    Belle idée que cette longue route du texte mythique sous verre ! On ne pouvait pas la manquer et accompagnement idoine avec « on the road again », belle idée aussi !

  6. PdB dit :

    la photo 2 donne une belle idée d’un « road movie » à la Sinbad ou Aladin je ne sais plus (mais Mille et une nuits, certainement) (en plein jour…) (j’aime beaucoup le type assis devant cette vue -laquelle ignore superbement la verrue immonde du nouveau tribunal – qui ignore superbement (lui aussi) ce que le musée lui montre)

  7. Alex dit :

    Une expo sur l’écriture, pas facile à réaliser !
    Il paraît que Victor Hugo, lorsqu’il avait la fièvre, délirait en poésie versifiée, et même des alexandrins.

  8. […] [La génération qui suit celle qu’évoque Dominique Hasselman dans sa série « Beat Generation » revisitée [1] « Beat Generation » revisitée [2] « Beat Generation » revisitée [3]  « Beat Generation » revisitée [4] ] […]

  9. @ aunryz : On saura toujours trouver la sortie dans le carré magique… 🙂

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