Trajet continu

Plaisir d’apercevoir ce camion italien, les souvenirs reviennent par flots : Rome, Venise, Florence, Bologne, Sienne, Parme, Vérone…, paysages jaunes et verts, peintres anonymes des vallées et des collines, des pins et des cyprès, Toscane qui frappe au cœur.

Et puis ces éoliennes clignotantes qui tournent silencieusement ici dans la nuit qui commence à se laisser aller, la station d’autoroute pour acheter quelques pastilles Ricola, tandis qu’Abbas Fahdel, cinéaste irakien, nous parle sur France Inter de ses films documentaires, et on entend seulement sa voix douce et lucide, aucune détonation dehors au long des rails de sécurité du macadam à quatre voies.

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trajet6_dh(photos prises hier : cliquer pour agrandir.)

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14 réflexions sur “Trajet continu

  1. brigetoun dit :

    sous un ciel somptueux, un regard et une intelligence sur roues

  2. Lorsqu’il avait trois ans, mon petit dernier croyait que les centrales nucléaires étaient des fabriques de nuages avec leurs colonnes de refroidissement, et que les éoliennes étaient là pour chasser les nuages d’orage et nettoyer le ciel.
    Avec un peu d’imagination, on peut aller très loin…

  3. @ christinegrimard : les champs d’éoliennes s’étendent, comme si ces plantes métalliques se multipliaient irrémédiablement à l’infini. Parfois, on pense à Don Quichotte…
    Votre fils a une belle imagination ! 🙂

  4. PdB dit :

    merveilleux Abbas Fahdel (et magie de l’Italie : facebook m’informe de l’anniversaire de Giovanni, aujourd’hui, et je repense aussi à notre entrevue au café du coin de la rue Bichat)

    • @ PdB : je ne le connaissais pas du tout, Abbas Fahdel…
      Bon anniversaire alors à Giovanni (oui, souvenir de notre rencontre avant l’attentat, parmi d’autres, contre « Le Carillon »…) !

  5. Francesca dit :

    Hâte que l’on trouve d’autres moyens que l’éolienne pour contrecarrer le nucléaire, car une éolienne, ça va – c’est même beau – mais des champs d’éoliennes, bonjour les dégâts…
    Pas entendu Abbas Fahdel, mais son « Homeland : Irak année zéro » m’a marquée au coeur !

  6. Alex dit :

    Rêver de la Babylone mythique tout en conduisant sur l’autoroute – Abbas Fahdel le cinéaste nous y transporte par la magie des mots avec une intense poésie…

  7. @ PdB : merci, il y a trop longtemps que je ne me suis pas rendu à cette adresse… 😉

  8. Merci beaucoup pour la citation de ma poésie inspirée à la ville (fuyante dans la mémoire) de Bologne !

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