L’oiseautoroutier

oiseautoroutier_dh(photo prise sur l’A1, jeudi dernier. Cliquer pour agrandir.)

Il a traversé sans prévenir, je me suis demandé en un éclair s’il ne s’agissait pas d’un drone (mais ici on n’est pas en guerre, sauf « contre le terrorisme »), il faudrait que la société privée Sanef, qui gère notamment cette liaison Paris-Lille et retour, installe des filets de sécurité en l’air pour protéger les automobilistes de tout vol imprévu et pouvant être dommageable pour les clients captifs de ses tarifs en perpétuelle augmentation.

Il fonçait, l’oiseautoroutier, comme s’il venait de répondre à un appel du loin, du large, de la mer ou de l’océan, de l’étranger ou de l’étrange, il risquait sans doute d’être en retard à son rendez-vous mais au moins il n’avait pas été obligé de s’arrêter à un péage automatique (avec rare présence humaine) débouchant sur des contrôles policier ou douanier installés juste au-delà des barrières rouges et blanches.

(Miles Davis, Bye Bye Blackbird)

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18 réflexions sur “L’oiseautoroutier

  1. brigetoun dit :

    il avait cette chance qui fait qu’on les suit des yeux, les oiseaux, autoroutiers ou non, avec un rien d’envie frustrée

  2. On dirait un avion furtif US. David Vincent l’atteste

  3. Merci pour la musique de Miles Davis.

  4. Alex dit :

    Ils avaient oublié de mettre un panneau de signalisation : autoroute interdite aux oiseaux.

    • @ Alex : Depuis la privatisation des autoroutes, le service est minimal et les taxes maximales.

      • Alex dit :

        Eh oui, depuis l’Antiquité, les grandes routes appartenaient à l’Etat ! Mais aujourd’hui, esprit de contradiction, on vend nos infrastructures essentielles, autoroutes, aéroports, etc…
        Note : une des causes principales de la Révolution de 1789, était la suppression des péages.

        @ Alex : l’octroi (si j’ose dire) de ces infrastructures nationales à des sociétés privées a signifié l’abandon de toute régulation par l’État au profit (si j’ose encore) d’entreprises pour lesquelles compte principalement la certitude de pouvoir empocher les taxes (en hausse constante) payées par les automobilistes et conducteurs de camions ou de bus obligés de les « emprunter » (si j’ose ce terme paradoxal).
        Et quand on lit sur les panneaux lumineux la minceur des plages horaires bénéficiant des « tarifs verts » offerts sur ces autoroutes, on se marre sans retenue… D.H.

  5. […] répugnant, injonctions à chaque ouverture mais on fait quoi ? on écoute Miles Davis chez le Chasse-Clou) back from the country […]

  6. PdB dit :

    Dimanche Miles volatile du hasard plus une heure : que demander de plus ?

  7. Francesca dit :

    Parfois, hélas, une buse malhabile, c’est rare, heurte un pare-brise…
    Merci pour ce « Bye Bye Blackbird » et pour le lien sur « Les envahisseurs », série amusante à laquelle j’ai préféré plus tard la vision optimiste de Spielberg dans « Rencontres du troisième type ».

  8. @ Francesca : l’oiseau allait peut-être rejoindre sa « maison » !

  9. rené thibaud dit :

    Hé oui nous vivons dangereusement, font percevoir en un éclair cette belle photo et ce texte affûté ! autant de Miles Davis, dans l’arrière plan de notre désir profond, nous assure que nous sommes faits pour la tranquille sérénité.

  10. @ rené thibaud : il suffirait de se laisser « portée »… et les aires d’autoroutes seraient remplacées par les pauses inscrites sur la partition… 🙂

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