« Le spectateur émancipé » (grâce, notamment, à l’interpénétration des arts)

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Dans ce livre de Jacques Rancière, Le spectateur émancipé (La fabrique éditions, 2008, pages 132-133), une réflexion retrouvée, intéressante et ouverte.

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(enregistrement par D.H.)

route-basque-3-8-2009_dh(Route au Pays basque, 3.8.2009. Cliquer pour agrandir.)

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15 réflexions sur “« Le spectateur émancipé » (grâce, notamment, à l’interpénétration des arts)

  1. brigetoun dit :

    « la pensivité de l’image » et « des régimes d’expression qui s’entrecroisent »
    oui (et moi je ne connaissais pas ce texte, merci)

  2. @ brigetoun : Jacques Rancière créée toujours des concepts vivifiants…

  3. Francesca dit :

    Ce texte très pertinent me semble tout-à-fait adapté aux travaux de ce blog – ceci dit sans aucune flagornerie.
    Ta photo est vachement belle ! Au fait, comment nommer maintenant ces claires et paisibles « blondes d’Aquitaine » ?

    • @ Francesca : dans le disparate, certes !
      Ceci étant, je ne m’y connais pas vachement bien dans les bovidés (j’aurais besoin de quelqu’un qu’on n’entend plus assez, José Bové !)… 🙂

  4. PdB dit :

    (ça vient de chez Eric Hazan, et il nous parlait un soir – librairie du coin de la rue Léon Frot Charonne, la Friche) de l’amitié que liait cette maison (la Fabrique) à ce philosophe : il me semble que c’est un des premiers à leur avoir donné un texte) (mais que faire, sinon le silence après ce texte ? tout ça est bien paradoxal…) :°)) (bon dimanche)

    • @ PdB : oui, un éditeur hors marges (qui connaît le surréalisme sur le bout des doigts), un « chirurgien » de l’histoire des luttes sociales…
      On voit et entend Jacques Rancière dans le documentaire diffusé récemment sur Althusser par Arte et dont j’avais dit un mot ici.
      Le silence n’a donc pas lieu d’être ! 🙂

  5. Aurélie dit :

    C’est arriver à oublier l’adaptation et s’en tenir à la captation. La technique est une direction tracée, elle donne au spectateur ses pleins droits : aimer ou pas. L’artiste ne veille pas à son émancipation, c’est la pluralité des techniques qui lui donne une ligne de vie invisible. Si je me prête à fabuler, imaginons un instant, une main. On se mettrait à lire ses lignes, la ligne de chance, la ligne de coeur, la ligne de vie, et que sais-je encore. Si on n’est pas trop bête, nous savons que notre destin dépasse ses lignes, les pincements, les coupures, les marques, etc. pour laisser s’entrecroiser l’expression de la vie, son mouvement. De ces points de rencontres, chaque ligne est allégée ou apesantie par les autres, desquelles formeront un film invisible et quittant l’espace réduit de la paume. Le spectateur lâche la main de l’artiste et ne se limite plus à ce qu’on lui à livré, souvent, il croit même être artiste et, s’épaulant de ses références, parle comme lui. Le lien invisible libère un espace dans son cerveau. Le temps dit quoi libérer dans l’espace. Si l’équation est exacte, un peu de son cerveau va se libérer dans l’espace. Les échanges vont être épiques.
    Bises.

    • @ Aurélie : Dans « les régimes d’expression qui s’entrecroisent », le spectateur devient évidemment acteur, comme lorsque l’on regarde un tableau ou écoute de la musique : l’œuvre échappe alors à son créateur et c’est bien là le double jeu de l’art… 🙂

      • Aurélie dit :

        Étant peintre, il faut souvent le leur rappeler. Il est bon d’ailleurs que cela ne se fasse pas devant le tableau concerné.

        @ Aurélie : chaque tableau peut être un miroir pour qui sait s’y mirer… 😉 D.H.

  6. Aunryz dit :

    Merci pour cette lecture
    Rancière nous a fait connaître celui qui détestait « le maître explicateur » (Joseph Jacotot) et sa pensée est constamment une invite à partager.
    Comme dit plus haut, il a vraiment sa place sur ton site où l’invite est de même nature.

    J’aime beaucoup ces vaches émancipées.

    Immédiatement plus « intelligentes » lorsqu’elles se retrouvent hors de leur cellule.

    énorme travail de Viviane Lamarlère pour mettre à disposition cette oeuvre où le contenu d’enseignement est mêlé, comme il devrait toujours l’être, à la conversation sous toutes ses formes.

    • @ Aunryz : j’ai revu cette photo « basque » par hasard et j’ai pensé que les vaches pouvaient être philosophes dans leur aptitude permanente à « ruminer »…
      Merci pour le lien concernant Jacotot… 🙂

  7. Alex dit :

    Que pensent de ce texte de Jacques Rancière, nos belles « blondes d’Aquitaine » ?
    La blonde d’Aquitaine est très cotée en Amérique latine.
    Superbe photo bucolique, qui fait longuement réfléchir devant ces magnifiques bêtes. Elles paraissent nous jauger et nous juger. Un autre point de vue !

  8. gballand dit :

    Merci de me rappeler ce livre à ma mémoire. Je vais « l’exhumer » de la bibliothèque 😉

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