Archives du 10/03/2017

La vie à ras du sol

(Paris, rue de Lancry, 10ème, 8 mars. Cliquer pour agrandir.)

Qui s’en préoccupe ? EM, toujours « en marche » vers un horizon libéral (le bol) rencontre-t-il –mais il ne se déplace sans doute pas à pied mais plutôt en bus – ces personnes qui vivent avec leurs enfants à ras du sol, sur le trottoir des villes ?

Ses propositions synthétiques méritent pourtant d’être lues, puisque le dernier sondage en date le donne, au premier tour de l’élection présidentielle, en retard d’une courte tête par rapport à la fille Le Pen.

Mais s’agit-il ici d’un problème politique, de « municipalité » ou de « civilité » (sans parler d’humanisme, un mot vraiment démodé) ?

On cherche donc dans les programmes électoraux pour l’élection présidentielle ce qui pourrait venir effacer ces images de stationnement sur les trottoirs (prévoir un nouveau panneau triangulaire d’interdiction rédigé en de multiples langues) – et transformer les existences de parias que l’on rencontre dans toutes les rues ou aux portes de Paris (peut-être pas dans les 7ème, 8ème et 16ème arrondissements, « convenablement » policés).

Vivement la fille Le Pen pour bloquer les frontières, ou faire appel à l’entreprise franco-suisse Lafarge pour construire des murs face à l’invasion des étrangers incapables de rester dans leurs pays respectifs, attirés qu’ils sont comme des mouches par les « allocations » sociales soi-disant distribuées, dans notre beau pays, à tours de bras et sans distinction de « race » ni d’origine.

Quand le bâtiment va, tout va très bien, madame la Marquise !

(John Coltrane, Naima)

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