Archives Mensuelles: avril 2017

Retour aux classiques, même « ringards » ou « dépassés » (faisons table rase) pour certains

« Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ôter ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national ; mais ce n’est pas au sens bourgeois du mot.
Les démarcations nationales et les antagonistes (sic) entre les peuples disparaissent déjà de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent.
La domination du prolétariat les fera disparaître plus encore. L’action commune, dans les pays civilisés tout au moins, est une des premières conditions de l’émancipation.
Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation.
Avec l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles.
Quant aux accusations portées généralement contre le communisme, du point de vue religieux, philosophique et idéologique, elles ne méritent pas un examen approfondi.
Est-il besoin d’une grande perspicacité pour comprendre que les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot leur conscience, change avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales, leur existence sociale ?
Que démontre l’histoire des idées, si ce n’est que la production intellectuelle se transforme avec la production matérielle ? Les idées dominantes d’une époque n’ont jamais été que les idées de la classe dominante. »

Karl Marx, Le manifeste du Parti communiste (UGE 10 x 18, 1972, N°5, pages 42-43).

(photos : cliquer pour agrandir.)

(lecture de l’extrait par D.H.)

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