Archives Mensuelles: mai 2017

Noctambulatoires

J’aime quand je dois prendre ma voiture certains soirs pour raccompagner ma fille chez elle. Au retour, je suis seul, j’ai enclenché sur l’iPhone mon appli Waze (bientôt interdite, parmi d’autres, pour sa fonction de signalement des radars urbains et routiers ?), la voix anonyme me rappelle que je suis sur la trajectoire exacte, le petit écran lumineux me montre, quand je lui jette un œil, que des satellites GPS prennent soin de moi si haut, si loin et si gentiment.

J’ai branché TSF Jazz et je redescends de Montreuil en passant par la porte des Lilas puis Belleville, c’est facile, en pente, un sens unique, il suffit de le suivre, comme le fleuve va irrésistiblement vers la mer.

Mais je ne suis pas « Uber alles » et ne m’arrête pas à la moindre sollicitation sur un trottoir. Ma voiture ne possède d’ailleurs ni la marque, ni les vitres teintées, ni la couleur noire adéquates.

Un jour, s’il existe toujours des véhicules individuels, il paraît qu’on en verra voler dans le ciel, au-dessus des rues, comme des drones à quatre roues. Il faudra sans doute réinventer alors une « police de la route » pour gérer les embouteillages et les carrefours virtuels : autant d’emplois à créer – tout est « en marche » (ou en l’air) dans la bonne direction.

(photos prises le 29 mai. Cliquer pour agrandir.)

(Wes Montgomery, Impressions)

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