Sète, panorama depuis le cimetière marin (2)

Un long poème doit peut-être s’escalader : au cimetière marin de Sète, on observe hélas que la tombe de Paul Valéry a commencé à perdre ses lettres.

Plus bas, un petit camion nous rappellera fortuitement que Georges Brassens est aussi enterré dans cette ville, mais au cimetière du Py.

De toute façon, la mer se fiche bien de ces vagues hiérarchies.

(photos prises le 21 juillet. Cliquer pour agrandir.)

(Georges Brassens, Supplique pour être enterré à la plage de Sète)

[ ☛ à suivre ]

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28 réflexions sur “Sète, panorama depuis le cimetière marin (2)

  1. brigetoun dit :

    mais le cimetière est toujours là si beau (et grâce à Valéry ne disparaitra pas) – une ville qui nous a fait de beaux cadeaux (on peut ajouter, sur la marche du dessous peut-être mais foin des hiérarchies, Vilar et Hervé di Rosa… d’autres certainement auxquels mon inculture ne me permet pas de penser)
    beauté des photos

  2. « La mer toujours recommencée »
    Et ce qu’il reste de nous : le vague souvenir de ce que nous étions dans l’esprit de ceux qui nous ont aimé.

  3. Certains cimetières sont des cadeaux (pardon demandé pour les morts)

  4. Francesca dit :

    Les morts se fichent bien de nous mais nous les aimons encore grâce aux cimetières qui perpétuent leur souvenir. Jamais allée à celui de Sète mais j’ai en tête des poèmes de Valéry et LA supplique de Brassens.

  5. je me souviens du soir d’octobre où France-Inter a passé la complainte pour être enterré. Je me souviens de ma surprise : l’anarchiste Brassens n’était pas souvent sur les ondes des radios nationales. Je me souviens aussi qu’après trois ou quatre minutes, j’ai compris qu’ils allaient la passer en entier, et que ça ne pouvait pas vouloir dire autre chose que celle là : Brassens était mort.
    Et comme les morts sont tous de braves types, le temps des hommages et des trompinettes de la renommée allait pouvoir commencer.

  6. Alex dit :

    Ma mère aimait aller au cimetière, partout où on allait il fallait visiter le cimetière, on s’arrêtait devant certaines tombes au nom prestigieux ou évocateur, avec forces commentaires et suppositions sur la personnalité du défunt.
    Les petits cimetières de campagne à moitié abandonnés, où poussait l’herbe folle, étaient mes préférés.

  7. lanlanhue dit :

    quel beau lieu il appelle à la vie, en Asie ou ailleurs aussi maintenant on y mange, on y bavarde, on y joue

    • Alex dit :

      @ lanlanhue : chez les orthodoxes aussi, on apporte à boire et à manger.

      • lanlanhue dit :

        vivants et morts mêmes préoccupations ! il y en a qui ne veulent surtout pas se faire enterrer à côté de certains autres !

        @ lanlanhue : la cohabitation souterraine peut réserver de mauvaises surprises, surtout avec les morts-vivants ! 😉 D.H.

    • @ lanlanhue : il faut sans doute lui réserver quand même un peu de tranquillité… 🙂

      • lanlanhue dit :

        certes 😉 et profiter de la beauté de la mer et des vagues…

  8. @ lanlanhue : c’est le plus important (ici, une vue imprenable) ! 😉

  9. Alex dit :

    Ce qu’il y avait d’original, avec ma mère, c’est qu’on allait voir des morts qu’on ne connaissait pas…mais qu’on aurait pu connaître, qui sait ?…

  10. Alex dit :

    @ Lalanhue et DH : les vieux cimetières sont souvent situés dans des endroits magnifiques, un peu surélevés, en surplomb des habitations, ce qui porte à rêvasser heureusement ceux qui suivent le corbillard mais qui ne pleurent pas.
    Le cimetière de ma famille maternelle est situé par-dessus les remparts de la vieille ville. Ce qui en limite le nombre d’occupants. Quand on y va, il faut faire attention de ne pas tomber par-dessus les remparts. C’est un endroit original.
    Enfant, j’allais y chercher de gros escargots, mais mon grand-père refusait qu’on les mange, son explication me paraît aujourd’hui encore nébuleuse.

  11. Alex dit :

    😄!!! Pour continuer dans l’esprit Georges Brassens, j’avais du mal à accepter d’avoir un cimetière original, j’aurais voulu en avoir un comme les autres, dans les champs : au molns là, les morts ne s’étouffaient pas, ils pouvaient respirer.

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