Archives du 09/08/2017

les jours s’arrachent des éphémérides

Ici

ou là

au loin

frissons

sidération

cauchemar

ô rêve éveillé

ciel émerveillé

tacite et sans un

mot sauf nuageux

l’eau file comme son

ombre solide et blême

des arbres penchent leurs

bras vers la terre si assoiffée

République comme un souvenir

à l’arrêt avec des hoquets répétés

les jours s’arrachent des éphémérides

les chassés-croisés dansent la valse lente

des vacances enfuies ou naissantes dans ce

soleil capricieux même incendiaire la Corse est

un terrain de jeu flammèches calvinistes sur maquis

fumées blanches sur collines noires pour avions jaunes

rouges soldats du feu allumettes et briquets Bic en vente libre

l’été demeure chaud mais le Léthé rafraîchit le voyageur innocent

sur les autoroutes du Midi ou les TGV de l’après-midi rattrapant le retard

d’un pépiement de traverses ou d’aiguillages désynchronisés par la technique

la vague s’écrasera au loin en particules fines il suffit de surfer comme dans le film

admirable Point Break (1991) de Katryn Bigelow où les rouleaux emportent la pellicule

cette furie maritime comme une image de ce qui balaiera un jour la terre entière pas du tout

style SF mais apocalypse prévue now bombardiers d’eau mis au rancart n’en jetez plus et inutile

de lutter contre l’impensable l’insatiable l’inconnu l’immatériel l’insondable l’inimaginable l’invisible

(photo : cliquer pour agrandir.)

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