Archives du 28/10/2017

Certains, depuis longtemps, n’attendent plus le « Père Noël », en Guyanne ou à Paris

La dernière sortie (en Guyanne) d’Emmanuel Macron : « Je ne suis pas le père Noël parce que les Guyanais ne sont pas des enfants… » ajoute un sparadrap supplémentaire à son « corps de roi ».

« L’indécence » de cette déclaration publique – comme l’a écrit hier matin Benoît Hamon dans un tweet – qui vient juste atterrir après le « cadeau » fiscal de la suppression de l’ISF au profit (si l’on ose dire) d’un IFI bâti en vitesse de bric et de broc, est plutôt incroyable. On se croirait revenu aux pires moments des fameuses interjections incontrôlées de Nicolas Sarkozy, l’un de ses « prédécesseurs » comme il aime à les désigner.

Le quinquennat Macron est décidément très mal parti. Son lourd penchant à droite s’est révélé comme prévu et deviné. Son libéralisme pur et dur (avec pour dernière métaphore idéologique en date « le premier de cordée »), bien peigné et attaché à la seule réussite des individus « qui le méritent », s’étale chaque jour un peu plus dans les médias d’une manière crasse.

La répression des manifestations qui ont eu lieu il y a deux jours à Cayenne est la face visible et concrète de cette politique où l’argent est le seul cap (ou le CAC 40) qui la détermine – voir les reculades dans le domaine écologique sous prétexte de réalisme budgétaire et de prise en compte des lobbies agricoles, notamment – et où la seule « philosophie » exprimée – devant le Parthénon ou à la Sorbonne – est celle d’une Europe mythique basée sur quelques connaissances régurgitées d’un apprentissage des « belles lettres ».

Les gens qui dorment dans la rue, ou sur des escaliers, n’attendent plus le « père Noël » (ni sa femme, d’ailleurs) depuis longtemps. Il est temps d’instaurer à Paris, en plus du prochain péage parisien anti-voitures, un « octroi » pour tous ceux qui ne peuvent justifier d’un domicile.

Il reste aussi une autre solution : réhabiliter le bagne de Cayenne et y expédier manu militari (le voyageur Collomb est prêt à se rendre sur place) tous ces parasites innombrables, en compagnie de quelques « migrants délinquants » pour faire bonne mesure.

(Paris, 10e, 24 et 25 octobre. Cliquer pour agrandir.)

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