Archives du 01/12/2017

Merci, Derain [1/3]

(Paris, gifs du 25.11. Agrandir.)

L’avantage d’une exposition comme celle consacrée en ce moment (depuis le 4 octobre de cette année jusqu’au 29 janvier 2018) à André Derain au Centre Pompidou, c’est qu’elle reste à une dimension « humaine » et ne crée pas un serpent – un boa urbain – de centaines de visiteurs descendant à petits pas du sommet du parvis vers l’entrée vitrée du musée.

Si, en plus, on a décidé d’y aller un soir à 19 heures, c’est pratiquement le paradis car les salles sont calmes et peu encombrées d’amateurs de tableaux (et aussi de photographies, céramiques, sculptures, etc.).

Derain est à la charnière du « fauvisme », il s’approche du cubisme (il côtoya Matisse et Picasso) puis naviguera ensuite dans un « espace » plus classique, comme s’il avait entrevu des univers peut-être éloignés de lui ou trop risqués quelque part.

La présentation de ses œuvres (soixante-dix peintures), resserrée sur la période dite de « la décennie radicale » (1904-1914), est sensationnelle par l’audace qu’elle déploie, la fulgurance des couleurs, l’approche originale des sujets (paysages de Collioure, de Cassis, vues de Londres, portraits…) et le mouvement de la recherche et de la création qui les travaille, aboutissant à ce « réalisme magique » qui retint notamment l’attention d’André Breton.

(photos : cliquer pour agrandir) 

[ ☛ à suivre ]

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