Archives du 16/01/2018

Jeux de Bâle (10)

Enjamber avec allégresse les années (à rebours), passer d’un tableau à l’autre, d’un Juif à l’autre, d’un village à l’autre, d’un âne souriant à l’autre (musicien), d’une femme gantée à l’autre – la même Bella – d’une maison qui fume à un paysage d’écolier…

André Breton : « C’est de cet instant (1911) que la métamorphose, avec lui seul, marque son entrée triomphale dans la peinture moderne. Pour consommer le bouleversement des plans spatiaux préparé de longue main de Rimbaud et en même temps affranchir l’objet des lois de la pesanteur, de la gravité, abattre la barrière des éléments et des règnes, chez Chagall cette métamorphose se découvre d’emblée un support plastique dans l’image hypnagogique et dans l’image éidétique (ou esthétique) laquelle ne devait être décrite que plus tard avec tous les caractères que Chagall a su lui attribuer. »

(citation non sourcée, recopiée sur ce site)

Un truc bizarre : alors que je m’approche de la grande toile « Moi et le village » (1911, ici photo numéro 7), un gardien me dit qu’il est interdit de la photographier : une icône d’appareil photo barré figure effectivement au-dessous du tableau. « Elle appartient à un collectionneur privé », m’explique l’homme en noir, auquel j’ai demandé la raison de cette prohibition. Je prends donc une vue en plan large de la salle avec le tableau sur la gauche, une fois qu’il a le dos tourné.

La reproduction de cette œuvre célèbre de Chagall est d’ailleurs facilement trouvable sur Internet.

(« La Prisée », 1 et 2, 1912.)

(Autoportrait, 1914.)

(« Moi et le village », 1911, MOMA de New York.)

(« La Noce », 1911-1912, Centre Pompidou.)

(« Au-dessus de Vitebsk », 1914.)

(Toutes les photos sont agrandissables.)

[ ☛ à suivre ]

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