Archives du 29/01/2018

Jean Fautrier, la rétrospective éclairante =1=

J’ai eu le plaisir de recevoir une invitation, que m’avait gentiment envoyée Jacqueline Cousin, la dernière compagne de Jean Fautrier, pour l’inauguration de la grande exposition – en forme de rétrospective éclairante sur toute son œuvre (peintures, dessins, sculptures) – qui se tient au Musée d’Art moderne de la ville de Paris du 26 janvier au 20 mai 2018.

Dans cette avenue du Président Wilson qui monte depuis la station de métro Alma-Marceau, il est facile de se repérer le soir grâce au pinceau de la tour Eiffel qui semble signaler, à intervalles métronomiques, l’emplacement du lieu dans lequel Jean Fautrier put exposer l’ensemble de ses créations pour la dernière fois, peu avant sa mort le 21 juillet 1964.

Le parcours dans le musée, tout au long des quelque 200 œuvres présentées, est à la fois pédagogique, chronologique (nombreuses explications en français et en anglais) et comme inéluctable puisque l’on sait qu’il débouchera sur la fin de cet engagement à la fois artistique et politique.

Divisé en périodes, l’art de Jean Fautrier apparaît alors comme une recherche singulière, solitaire, hors des courants successifs dominants (surréalisme, cubisme, hyper-réalisme, abstraction…) pour aboutir à cet « art informel «  dont il est le fondateur et qui ne relève que de lui-même, son approche étant liée, comme l’indique le sous-titre de l’exposition, à deux orientations majeures : « matière et lumière ».

(au verso : « Tête d’otage numéro 20 », 1944. Cliquer sur la photo.)

(Photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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