Archives du 05/02/2018

Jean Fautrier, la rétrospective éclairante =5=

Dans sa dernière période de création (1955-1963), Jean Fautrier continue son approche – la fin est dans le fin – de l’informel et de l’utilisation d’une matière (papier enrobé ou englué de blanc d’Espagne et de colle avant le lancé ou le tracé du pinceau) qui épaissit le tableau comme pour en vouloir sortir.

Sa toile Wa Da Da (1965) part d’une tête d’otage et est rythmée comme un morceau de jazz, son titre est dans le ton « Dizzie Gillespie ».

Lors de l’insurrection de Budapest (20 octobre-10 novembre 1956) puis de l’invasion de la Hongrie par les troupes soviétiques, Jean Fautrier peint la série Les Partisans (voir ici la photo numéro 10) et inscrit au bas de chaque tableau, à partir du poème célèbre de Paul Éluard (1942) : « J’écris ton nom, Liberté ».

L’inspiration est alors dans le geste lui-même qui déchire la toile et le regard.

(Cliquer sur les photos pour les agrandir.)

(Dizzie Gillespie, Bebop)

[ ☛ à suivre ]

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