Hervé Guibert cet automne [1/2]

C’est un peu comme si Hervé Guibert s’était invité juste à côté, pour montrer des photos de manière peu médiatique, dans un lieu peu connu et avec peu de visiteurs.

L’exposition, aux Douches (5, rue Legouvé, Paris, 10e), a lieu depuis le 7 septembre jusqu’au 20 octobre, sous le titre « Le palais des monstres désirables », suite d’images prises au musée La Specola de Florence, au musée de l’Ecole vétérinaire à Maisons-Alfort, au musée Grévin, et au musée de l’Homme à Paris.

On monte un escalier abrupt pour parvenir à la galerie et à ses deux pièces qui ressemblent à des réceptacles silencieux pour des vues comme saisissantes et gelées dans leur immobilité imitant un mouvement arrêté au cours de sa mécanique.

La station mortelle ou cherchant à le reproduire (masques ou poupées, esquisses ou marionnettes, bonhommes en bois ou en tissu, cadavres ou squelettes…) impose l’attention et la fixation : la couche d’argentique, parfois semblable à un drap fantomatique ou à un linceul froissé, ne reflète que du noir ou du blanc.

(photos du 10 octobre. Cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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16 réflexions sur “Hervé Guibert cet automne [1/2]

  1. brigetoun dit :

    cette intimité doit envelopper si bien la visite (oh ces photos, oh la dernière peut être surtout)

  2. Alex dit :

    Entre les photographies austères d’amour et de mort, on aperçoit tout à coup un délicieux bout de jardin.

  3. ça fait penser au film Peur sur la ville, pas sûre que c’était un chef d’œuvre 😀
    le cadre de l’expo est superbe

  4. @colorsandpastels : Hervé Guibert s’est plus intéressé à la photo qu’au cinéma… 🙂

  5. Dominique AUTROU dit :

    Hervé Guibert, la douceur même. On ne parle plus beaucoup de l’écrivain, qui fut aussi grand photographe !

  6. Déjà vu une expo de photos dans ce bel et étrange endroit, je ne me souvenais pas de la raideur de l’escalier mais il me semble qu’il faut sonner en bas pour se faire ouvrir (du moins le samedi, j’y étais un samedi)

  7. PdB dit :

    il y avait une présentation de nuit blanche une fois dans ces douches (ces images me font penser au film de Kubrick « Le baiser du tueur » qui se termine dans un entrepôt de mannequins…)

  8. Godart dit :

    Les photos me font penser au livre de Marx Ernst : « la femme cent têtes » et un peu à l’image de l’exposition aux possibilités de collage (sans tête, s’entête……..).

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