Archives du 01/12/2018

Pure escale à Milan (11)

Le Piero della Francesca (La Conversation sacrée, 1472) fait l’objet sur Wikipédia d’une analyse géométrique très intéressante.

Le Raphaël (Le Mariage de la Vierge, 1504) qui décrit, et dépasse le tableau de son maître Il Perrugino,  est de toute beauté. La perspective est tracée comme avec un instrument de géomètre actuel. Le personnage qui rompt un rameau d’olivier sur son genou apporte une dimension étrange et cryptée à la scène.

Le Rembrandt (Souper des pèlerins à Emmaüs, 1629), avec sa lumière venue d’ailleurs, renvoie au thème semblable traité par Le Caravage en 1601 puis 1606 et qui se trouvait au musée de Brera avant d’accompagner, en échange, d’autres tableaux pour l’exposition qui se tient à Paris en ce moment au musée Jacquemart-André.

Domenico Aspari (Autoportrait, 1805) reflète en fin de compte, lui aussi, une grande élégance temporelle.

Ce qui sidère au reste ici, c’est l’extrême précision des regards, des habits, des sentiments, des paysages exprimés.

L’art abstrait semblera évidemment plus rapide dans son exécution (couperet du pinceau large ou de la brosse).

(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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