Archives du 08/12/2018

Pure escale à Milan (18)

La visite a lieu le 15 novembre à 16:20. On doit déposer nos sacs dans des coffres situés dans une petite maison à côté de l’entrée. Un couloir à parcourir et on entre dans la très grande salle du « réfectoire » : tout est prêt pour admirer la mise en Cène.

La distance est de seulement quelques mètres entre le regard du passant mortel et ceux qui, sur la fresque, sont attablés autour du Christ, les douze apôtres y compris Judas. Les couleurs semblent un peu passées (comme les siècles qui nous les ont véhiculées) mais une impression extraordinaire se dégage de cette représentation à la fois mystique et mythique.

C’est donc l’inventeur, le géant Léonard de Vinci qui a mis quelque trois années à peindre ce moment où le repas décrit dans la Bible prend consistance, la veille de la Crucifixion, où les participants ont chacun leur personnalité, leurs pensées d’amour ou de malveillance, et où la figure christique ordonnance l’ensemble à l’instar d’un chef d’orchestre dirigeant un requiem.

La rencontre avec ce chef-d’œuvre pictural et mural – photographié ici malgré l’interdiction formelle, mais des milliers de photos bien léchées sont accessibles sur Internet – laisse le sentiment d’un saut dans le temps, comme si l’on pouvait assister à la scène elle-même, par un privilège spécial et non renouvelable. Deux jeunes filles osent se prendre en selfie, juste avant la sortie (la fresque sûrement un peu obérée dans le cadre).

Ensuite, un taxi nous ramène à notre hôtel avant que nous partions, cette fois à pied (environ dix minutes), vers la splendide Scala de Milan, but principal et ultime de notre voyage.

(Un clic et les photos s’agrandissent.)

[ ☛ à suivre ]

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