Archives du 12/01/2019

Quand Caravage passe [1/3]

Le musée Jacquemart-André à Paris propose encore jusqu’au 28 janvier l’exposition « Caravage à Rome. Amis et ennemis ».

Les salles (huit en tout) semblent une fois de plus exiguës pour donner toute son ampleur à cette plongée dans la période romaine (1592-1606) de Caravage jusqu’au meurtre qu’il commet et qui l’oblige à fuir la ville de ses mécènes.

Quatorze années au cours desquelles le peintre italien, mort à 38 ans en 1610 sur la plage de Porto Ercole (Toscane) – comme plus tard Pier Paolo Pasolini à Ostie – créa des peintures qui demeurent ici dans leur force absolue, leur impact mystique, musical, érotique, violent, beau.

Jeudi dernier, il n’était pas aisé de prendre des photos (interdites en principe) à cause des nombreux visiteurs (il y a toujours une tête qui vient boucher le champ, surtout quand il s’agit d’une scène de décapitation), j’en ai donc abandonné quelques-unes à regret comme Le Joueur de luth.

Je me souvenais aussi de la pièce, pourtant pas vue, Moi, Caravage, jouée l’année dernière au Lucernaire, d’après un livre de Dominique Fernandez : il aurait fallu qu’elle soit reprise en même temps que cette exposition (commencée le 21 septembre 2018) pour que l’on puisse accorder la vision muséale à la présence théâtrale.

Mais suivons maintenant rapidement le flot des admirateurs de Caravage…

(Caravage, Judith décapitant Holopherne, vers 1600.)

(Bartolomeo Cavarozzi, La douleur d’Aminte, 1614-1615.)

(Giovanni Baglione, L’Amour sacré terrassant l’amour profane, 1614-1620.)

Caravage, Le Jeune saint Jean Baptiste au bélier, 1602, et Bartomoleo Manfredi, Saint Jean Baptiste tenant un mouton, 1613-1615.)

(Photo L.W. Toutes les photos sont agrandissables.)

[ ☛ à suivre ]

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