Archives du 04/02/2019

Surveiller et meurtrir

Samedi 2 février, le soir, j’ai appris que Louis Boyard, le jeune syndicaliste de l’Union nationale des lycéens, avait été blessé lors de la manifestation (Acte XII) des Gilets jaunes qui se terminait place de la République à Paris.

La répression policière sans nom, et sans précédent depuis Mai 68 en France, qui s’abat sur les opposants au régime actuel doit être dénoncée sans relâche, après le récent refus du Conseil d’État, sur recours de la CGT et de la Ligue des droits de l’Homme, d’interdire « l’usage des lanceurs de balles de défense ».

Rappelons ici le dernier paragraphe – et notamment la dernière phrase – de cette décision contentieuse du Conseil d’État rendue le 1er février :

« Pour ces raisons, le juge des référés du Conseil d’État a estimé que l’usage du LBD de 40 mm ne peut être regardé, en l’état, comme de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester et au droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants.« 

On croit cauchemarder !

Le « LBD-40 » est une arme destinée à l’origine aux équipes des BAC et BRI, désormais organisées pour tirer, le cas échéant, sur les manifestants et formées de petits groupes mobiles, en civil avec brassard rouge de police, dénommés DAR (Détachement d’action rapide).

Le journaliste David Dufresne (ancien de Libération) documente avec détermination les vidéos et photos des exactions, mutilations et blessures commises depuis le 17 novembre par certains membres des « forces de l’ordre » envers les manifestants (« Jojo avec un gilet jaune » ou pas) contre la politique macronienne.

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