Archives du 09/02/2019

Et le ciel décidément nous appartenait

(Paris, 4.2.19., la Grange-aux-Belles. Cliquer pour agrandir.)

Comme sur un pont de transbordement

ou la piste qui tangue d’un porte-avions

la voiture se verrait transformée

en pur lanceur aérodynamique

avec un moteur à eau

aucun bruit de ferraille au décollage

seul l’horizon rectiligne de la rue nocturne

noyée dans la marée d’encre noire

du grand ordonnateur invisible

et son nom ineffaçable de Waterman

l’engin déploierait géométriquement

ses ailes repliables

frotterait en silence ses élytres transparentes

des colonies multiples voleraient déjà

dans les airs en tourbillons de cheminées

les scooters arboreraient comme tous les véhicules

de la peinture fluorescente blanche et soyeuse

pas de police de la circulation libre

les GPS et radars embarqués feraient tout le boulot

juste un zeste d’imagination

et le ciel décidément nous appartenait

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