Permis de chasse (et nature) au musée de Paris, rue des Archives, avec expo de Mircea Cantor [2/3]

On grimpe l’escalier du petit musée comme si on montait en haut d’un « affût » construit au sommet d’un arbre. La chasse est ouverte, sangliers, cerfs et la meute des chiens (sauf peut-être un caniche en relief ?) rassemblée dans un salon où l’on n’entend aucun aboiement.

La douceur feutrée des salles laisse pourtant percer l’écho des cors de chasse à courre, les galops frénétiques, un monde qui semble lointain, voire accouru d’il y a des siècles, si on ne s’est jamais baladé en forêt du côté de Chambord ou Rambouillet.

Des dispositifs oculaires spéciaux permettent d’entrer dans ces perspectives giboyeuses : tout ceci semble historique et le « tableau » de chasse présidentiel – un soir, une sortie de route – alors que le chef de l’équipage se voulait « en marche » sans doute vers moins de massacres comme dans l’ancien monde, et jouait la réhabilitation de cette coutume par la diplomatie du fusil à deux canons, ce que Nicolas Hulot finit par comprendre, entre autres choses, un peu tardivement.

(Jean le Bon, portrait.)

(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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14 réflexions sur “Permis de chasse (et nature) au musée de Paris, rue des Archives, avec expo de Mircea Cantor [2/3]

  1. Alex dit :

    J’aime le portrait de Jean le Bon enfant. Ses yeux expriment une telle douceur ! On en oublie les tableaux de chasse sanguinaires. Le cadre est particulièrement réussi.

  2. brigetoun dit :

    très longtemps que je n’y ai pas mis les pieds dans ce musée
    ce que j’aimais surtout c’étaient les armes, pas pour ce qu’elles font, pour leur décor, les belles crosses niellées de cuivre et de corne (parce que ça me faisait penser à mon « amour » graveur qui en faisait de très belles quand par hasard, rarement, trouvait un client)

  3. PdB dit :

    il y avait un livre très informé des chasses à courre (ses rites et ses enjeux) par les Pinçon-charlot (extra) chez Payot je crois bien (je ne sais plus) (je l’avais lu dans le temps)

  4. tartaglia dit :

    bric-à-brac cynégétique

    • @ tartaglia : Non, un aperçu bien ordonné – je n’en ai pas produit un relevé exhaustif – de certaines coutumes qui ont font partie (et qui, pour certaines d’entre elles, perdurent) de l’Histoire de France.
      Il y a là en effet un aspect tout à fait sociologique… 🙂

  5. gballand dit :

    Étonnant, ce musée. Quant à la chasse, M. Macron en a une de nuit, et une de jour, avec les gilets jaunes, mais là, on ne s’arrête pas à une trentaine de mis à terre 😉

  6. Fascinant, on est tous les descendants des chasseurs et des cueilleurs. Aujourd’hui il y a les chasseurs de têtes.

  7. Godart dit :

    Il y a toujours un côté fascinant et hypnotisant dans cette dualité du chasseur-chassé archaïque. Un peu comme la version domestiquée de la dialectique maître-servant. Qu’on retrouve dans ses versions cinématographiques naviguant entre les « Chasses du comte Zaroff » et « The servant ».

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