Archives du 12/05/2019

Deux pays du Nord, Belgique et Pays-Bas, imagés et imaginés [5]

Les triptyques s’ouvrent automatiquement comme des livres d’enluminures : on en lit trois pages en un seul mouvement.

Puis, des personnages nous font face (avant le self-portrait puis le selfie), seuls nous en séparent leurs atours, leurs entours.

Le temps semble aboli, à quelques détails près. Là, des têtes ont été coupées, ici ce sont les dépenses publiques. L’art du dessin, par exemple, devrait dorénavant se soumettre à ce nouvel axiome présidentiel : l’art d’être Français.

Mais l’humanité, les couples, la sérénité, l’amitié, les décors domestiques, la fraternité politique, l’apparat sans l’ostentation… existaient donc avant nous ?

Tous ces personnages posent – sans peut-être le savoir – pour la postérité et l’éternité incertaine.

(Gérard David, Le baptême de Jésus-Christ, vers 1502-1508)

(Jan Provoost, L’Avare et la Mort, vers 1515-1521)

(Le Maître brugeois de la Légende de Sainte Ursule, vers 1581)

(Sainte Ursule de Cologne)

(Adriaan Isenbrant, Portrait de Paulus de Nigro, 1518)

(Joseph-Benoît Suvée, La découverte de l’art du dessin, 1791)

(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

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