Archives du 28/08/2019

Migrer vers la Porte dorée /2\

Plaisir de parvenir, par un très bel escalier, dans ce Musée national de l’histoire de l’immigration et à l’espace Repères de l’expo permanente, organisée en « neuf séquences » pédagogiques : on a ainsi comme « migré » jusqu’à la Porte dorée, ouverture ensoleillée vers le récit de voyages forcés, de lieux de détention ou de passage, d’apprentissages d’une nouvelle langue et d’habitudes inconnues, rencontres difficiles ou amicales : le déracinement tient fort, le cœur balance entre des rives, entre des pays, entre des civilisations si différentes.

Malgré l’abondance des documents (cartes postales, lettres, photos, objets emportés avec soi, etc.) et des aperçus divers (vitrines, tableaux, installations, amas de valises…), on « navigue » avec aisance au milieu de tout ce brassage disparate, « étranger », où l’humanité réussit toujours, en fin de compte, à prendre le dessus grâce à ceux qui s’investissent, politiquement ou par leurs associations, pour accueillir et intégrer « l’autre », celui qui n’a pu demeurer chez lui et a cherché désespérément un havre qu’il espère de paix et d’existence enfin supportable.

Un nouvel « ancrage » pour tous ces « migrants » pour lesquels il sera enfin possible de dormir le soir à la belle étoile – brillant par-dessus leur toit.

(au mur, photos de Thomas Mailaender.)

(Photographie de mariage devant un restaurant. Kasimir Zgorecki (1920-1930.)

(la photo ci-dessus en cache une autre, cliquer. Les autres sont agrandissables.)

(Cheb Hasni, Ala Jalha Nmarki Oran La France)

[ ☛ à suivre ]

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