Archives du 05/09/2019

Porte réouverte à l’hôpital Saint-Louis (Paris)

J’ai appris il y a quelques jours, dans le bulletin municipal du 10e arrondissement de Paris, la réouverture de la porte ancienne de l’hôpital Saint-Louis, qui avait été condamnée après les attentats du 13 novembre 2015 (Le Carillon et Le Petit Cambodge se trouvent juste au carrefour de la rue Bichat et de la rue Alibert).

Cette entrée historique donne dans la magnifique cour carrée précédant l’accès à la partie moderne et fonctionnelle du bâtiment. Joie de retrouver le calme, comme dans un lieu hors du temps, les arbres et les fleurs.

Les habitants du quartier et les passants peuvent à nouveau venir s’étendre sur la pelouse, lire ou jouer (toute pudeur sauvegardée) au « déjeuner sur l’herbe ».

Finalement, cela ressemble un peu à un campus à l’américaine : des étudiants en médecine, les infirmiers ou infirmières grillent une cigarette (même si « fumer tue »), prennent une pause, se détendent avant qu’une urgence ne les ramène brutalement à la réalité.

Sur cet espace verdoyant, je me souviens d’avoir joué au foot avec mon fils quand il était petit, des arbres complaisants servant alors de buts.

En quittant le quadrilatère – c’est vrai qu’il ressemble à la place des Vosges en réduction – pour aller acheter un hebdo satirique paraissant le mercredi dans le Relay de l’hôpital, j’ai aperçu un patient dans un fauteuil roulant surmonté d’une perfusion. Il portait un bandeau noir sur l’œil droit, et j’ai repensé à certains événements politiques récents.

Un beau soleil éclairait la scène dans sa tristesse fugitive.

(photos du 4 septembre : cliquer pour agrandir.)

(Claude Debussy, Rêverie, piano : Alain Planès)

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