Archives du 23/09/2019

D’un labyrinthe noir et/ou lumineux ======= 1/5 =======

L’expo Préhistoire, une énigme moderne, au Centre Pompidou à Paris, avait commencé il y a longtemps, le 8 mai : il s’imposait d’y courir le dernier jour, le 16 septembre, avant que tout ne disparaisse sur place comme par désenchantement.

L’accès au musée (il faut suivre les flèches) se fait en ce moment non par la piazza mais par la rue Beaubourg. Même l’escalator tombe en panne pour se mettre au diapason des travaux : l’ascenseur emmène au sixième étage où un soleil de plomb frappe les visiteurs à travers la coursive transparente et sale en plexiglas.

Mais on pénètre ensuite (si on ne bifurque pas vers Bacon) dans un labyrinthe noir et/ou lumineux de la même manière que pour un voyage presque infini dans le temps. La grotte d’entrée est une ouverture vers le passé et le présent, l’ancien et le moderne, l’histoire « d’avant » et son art propre confrontés, mêlés, amalgamés, mis en regard avec des œuvres contemporaines.

De cette rencontre fortuite ou provoquée naissent, comme après le frottement de deux silex, des étincelles, des lueurs, des lumières qui nous indiquent la perméabilité, la connexion, les ressemblances que contient tout art (conscient ou non)  – en dehors de la simple chronologie ou de la séparation due à la « datation » – avec une figure inversée, double, en miroir, en cascade, de son projet, qu’il soit sculptural, pictural, théâtral, musical (peut-être ?), installé, filmé.

(photos : cliquer pour agrandir.)

[ ☛ à suivre ]

Tagué , , , , ,