Archives du 24/09/2019

D’un labyrinthe noir et/ou lumineux ======= 2/5 =======

J’ai bien vu le tableau de Paul Klee, Le Temps, une aquarelle toute petite (par rapport à son sujet), je ne l’ai pas saisie, mais déjà les tableaux de la montagne Sainte-Victoire de Cézanne, avec leurs strates géologiques, m’attiraient et la profusion des œuvres m’aimantait, je n’étais plus libre de mes mouvements, quelques personnes prenaient des photos et je les retrouverai ensuite à plusieurs reprises juste devant ce qui attirait mon regard dans l’entrecroisement des ans, des millénaires, et des époques (paléolithique, néolithique, etc.), dans ces rapprochements décidés ou décisifs broyant l’espace dans sa continuité, à l’instar de cette petite statue : la Vénus de Lespugue (Haute-Garonne, 23 000 ans, 14,7 x 6 x 3,6 cm, ivoire de mammouth, découverte le 9 août 1922) remontée d’une caverne platonicienne pour se faire admirer – par Picasso, entre autres – et donner aux artistes enrôlés des idées cubistes ou abstraites.

J’ai ainsi continué ma balade rythmée par les huit étapes identifiées (au carbone 14 ?) à l’entrée. J’ai pris des photos, mais rien n’est exhaustif, j’ai simplement picoré (des pics) au cours de mes envies hasardeuses.

(Odilon Redon, Femme nue tournée vers la droite, se retournant vers un homme nu accroupi.)

(Giorgio De Chirico, Melanconia della partenza, 1916.)

(Max Ernst, Der grosse Wald, 1927.)

(Picasso, Femme nue couchée, 1936.)

(Hans Bellmer, Les Jeux de la poupée, 1938-1949.)

[ ☛ à suivre ]

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