Archives du 08/10/2019

Dans la rue d’une certaine folie

Elle attire par son nom, pourtant rapidement débusqué, qui annonce tout un programme : la rue de la Folie-Méricourt (Paris, 11e) présente bien une physionomie étrange.

Elle semble comme frappée d’une sorte de cataclysme qui aurait seulement laissé survivre quelques boutiques bizarres. Le calme règne, les trottoirs sont déserts. Un bistrot, près du carrefour de la rue Oberkampf, accueille un type qui sirote son café comme terrassé.

Aucune voiture, vélo, scooter ou trottinette ne semble l’emprunter (la rue est en sens unique), comme s’il s’agissait d’un mauvais lieu qu’il faudrait éviter au plus vite.

De l’autre côté de ses façades austères et abruptes, il doit peut-être s’en passer de belles…

Un Simenon aurait pu inventer là un crime ordinaire – mais ce n’est pas la rue Ordener – même si l’on sent tout à coup le parfum entêtant de sa pipe s’échapper d’une cheminée découpée sur le ciel gris.

(photos prises le 2 octobre. Cliquer pour agrandir.)

(La Monte Young, B flat Dorian Blues)

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